• Le Septième Art Dans Les Pays De L'Est Et En Russie

     

    Bien qu'un peu partout en Europe occidentale un bon nombre de cinéastes s'élèvent contre les carcans et les règles établies, c'est dans les pays de l'est que l'on perçoit, notamment parce que la vie y est plus dureLe couteau dans l'eau, de Roman Polanski (1962) qu'ailleurs, le véritable foyer de contestation. En Pologne, Roman Polanski présente Le Couteau dans l'eau, avant de s'enfuir en Grande-Bretagne, en compagnie de Jerzy Skolimowski, où il tournera Répulsion, Cul-de-sac et Le Bal des vampires. En Hongrie, les films signés par Micose Jenkso, tels que Rouges et Blancs, Silence et cri ou Les Sans-Espoir, mettent chacun en scène une histoire qui évoque l’humiliation et la domination que font subir les forts aux faibles. Cependant, c'est en Tchécoslovaquie que s'épanouit totalement le septième art de la nouvelle vague, car, grâce à elle, dès 1963 le printemps de Prague voit le jour; et jusqu'en Août 1968, date où les chars soviétiques arrivent aux frontières tchécoslovaques, il propose un cinéma au quotidien, modeste, juste, à l'image de L’As de pique de Milos Forman, ou bien Les Petites Marguerites de Vera Chytilova.

     

    En URSS, influencé par la tendance de l'époque, émerge aussi plusieurs films d'auteur, en contraste, puisque plus individualistes et bien moins standardisés, avec la Andreï Roublev, d'Andreï Tarkovski (1969) tradition cinématographique stalinienne qui, par conséquent, perd de l'ampleur et s'écroule lentement. Tandis que Joseph Kheifitz réalise La Dame au petit chien de Tchekhov, le poète qui écrivit "Les Chevaux de feu", présente un film magnifique, intitulé Sayat Nova, dans lequel il évoque la souffrance de son pays d'origine, l'Arménie. Pour Pas de gué dans le feu, sa première mise en scène, Gleb Panfilov dirige l'actrice Inna Tchourikova, qui deviendra sa femme et participera à tous ses prochains films. Otar Iosseliani, lui, tourne Il était une fois un merle chanteur et La Chute des feuilles, films dont les personnages sont des anti-héros qui possèdent une certaine ressemblance avec leur auteur. Quant à Andrei Tarkovski, il développe, dans Andrei Roublev, une réflexion sur la création artistique et le pouvoir politique, ce qui lui valut quelques démêlés avec la censure, laquelle intervient aussi auprès d’Andrei Konchalovski lorsqu' il montre, à l'écran, un colosse boueux et une femme qui choisit d'élever seule son enfant.

    Jack Nicholson (acteur américain ; 1937)

    Au fur et à mesure que les années passent, le fleuve des illusions perdues commence, comme dans plusieurs autres pays, à abreuver vigoureusement le septième art. Au cours des années 1970, Tarkovski revient sur le passé et entame une réflexion sur son enfance, puis sur l'époque stalinienne, et Alexis German évoque la souffrance et le désespoir des hommes qui furent trop longtemps confrontés aux horreurs de la guerre. Milos Forman, lui, tourne Soljenitsyne et L'Archipel du Goulag, avant de réaliser Vol au-dessus d'un nid de coucou, dont le héros, interprété par Jack Nicholson, est un reporter qui tente d'enquêter sur l'institution psychiatrique de la Russie. Hélas, sa curiosité lui coûtera un emprisonnement jusqu'à la fin de ses jours, dans un de ces centres mystérieux qui l’intriguaient. A travers cette mise en scène, Forman dénonce la répression pratiquée par les asiles qui, au même titre que la prison ou le goulag, broie impassiblement l'individu.

      

      

      

    SOURCES - SUPER LIEN -

     

    http://www.citecinema.com/Histoire-Du-Cinéma/Historique/Cinquième-Période/Le-Septieme-Art-Dans-Les-Pays-De-L'Est-Et-En-Russie-Cinema-Histoire.htm

      

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