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    HISTOIRE de la PHOTOGRAPHIE

     QUELQUESani_book.gifDATES


     

     

    Avant la photo 

    IVe Siècle av.J.C, Aristote Découvre que la lumière du jour pénétrant par un petit trou aménagé dans le mur d'une pièce obscure projette sur le mur d'en face l'image inversée de tous les objets placés à l'extérieur devant cet orifice.

    Premier Siècle av J.C

    L'architecte de Jules CESAR,Marcus VITRUVE,constate l'action du soleil sur la coloriassions de certains corps organiques.

    XIe Siècle

    Le mathématicien arabe Al-Hazen( disciple de Ptolémée )parle pour la première fois de "chambre noire".

     

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    MOYEN AGE

    Les alchimistes constate le noicissement des sels d'argent exposés à la lumière et utilisent la " lune cornée "( nitrate d'argent ) pour teindre ivoire,bois,cheveux.

    En 1515

    Léonard de VINCI décrit la "Caméra obscura"(Chambre Noire ).

    En 1540

    Jérôme CARDAN remplace le" petit trou" (sténopé )par une lentille.La chambre noire permettait de dessiner avec exactitude les perspectives.

    En 1650

    La chambre noire comporte des lentilles de différentes distances focales et devient transportable.

    XVIIIe Siècle

    K.W SHELLE(suédois),J.H SCHULTZE(allemand),SENEBIER(suisse),J.A.C CHARLES(français),et Thomas WEDGWOOD(anglais) étudient les réactions photochimiques sans parvenir à fixer l'image de la chambre noire.

     

    LA PREMIERE PHOTOGRAPHIE DU MONDE

    • En 1827, Nicéphore Niepce photographia le paysage à partir de sa fenêtre.

      

      

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    Point de vue pris d'une fenêtre du Gras
    à Saint-Loup-de-Varennes
    (1826)
     

     

    En 1816 (Invention de la photo)

    ère image de Nicéphore NIEPCE (1765/1833) sur chlorure d'argent, fixées à l'acide nitrique, mais les images sont négative. En 1822 images positives de NIEPCE à l'aide du bitume de Judée étendu sur une plaque de verre ( bitume soluble dans l'essence de lavande et le pétrole,et insoluble là où il a été impressionné par la lumière )."Vue d'une Fenêtre",la "Table Servie". NIEPCE invente également la Photogravure ("Le Cardinal d'Amboise","La Sainte Famille"). En 1829 NIEPCE, ruiné ,s'associe à Lois Jacques MANDE-DAGUERRE ( 1787/1851 ), peintre décorateur, propriétaire exploitant du Diorama, théâtre de panoramas animés à la fois par des mouvements et des jeux de lumière. DAGUERRE reconnaît la paternité de l'invention de NIEPCE.

     

     

    Daguerre

    En 1834

    Après la mort de NIEPCE (1833) ,DAGUERRE travailla seul sur le procédé à l'iodure d'argent: "Daguerréotype". Il abandonna le bitume de Judée trop lent à impressionner. Il découvrit par hasard qu'une cuiller d'argent oubliée sur une plaque ioduré avait laissé très rapidement une empreinte mais que l'image était latente ( non fixée définitivement ).

     

    Il mit alors au point un procédé à iodure d'argent . Support utilisé: Plaque de cuivre argentée polie et ioduré; après exposition dans la chambre noire (un quart d'heure de pose au soleil était nécessaire ); la plaque était relevée par des vapeurs de mercure chauffé. Le mercure s'amalgamait avec l'argent métallique formant l'image latente. L'image était noir sur fond jaune ( iodure d'argent non impressionné ).

      

    Pour dissoudre l'argent , on lavait la plaque dans du sel de cuisine( remplacé ensuite par l'hyposulfite de sodium ). Le Daguerréotype eut beaucoup de succès en EUROPE et au U.S.A . Le temps de pose fut réduit à une ou deux minutes. (les premières photographie de NIEPCE demandaient 8 heures de pose ). Première utilisation du mot "photographie" par son inventeur Hercule FLORENCE,brésilien d'origine française , qui aurait découvert un procédé négatif-positif avant TALBOT.

     

     

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    Daguerreotype
    intérieur d'un cabinet de curiosités
    (1837)
     

     

    En 1837

    Hippolyte BAYARD,Français (1801/1887 ), présente les premières images positives sur papier obtenues directement en chambre noire . Procédé connu, oublié par ses contemporains.

     

     

    Hippolyte Bayard, 6

    Portrait de femme en 1840

     

    En 1839

    François ARAGO , Français (1786/1853 ), rend public le secret de la Photographie et fait voter "la loi sur la Photographie" (07/08/1939 ): l'Etat acquiert l'invention le 14 juin ( verse une rente viagère de 6000f à DAGUERRE et 4000f à NIEPCE fils ) pour en faire don au monde. William TALBOT,Anglais (1800/1877) met au point le procédé Négatif-Positif actuel (calopyte ) (procédé connu en 1841 jusqu'a env.1860 ).Donne une image négative permettant d'obtenir par contact un nombre d'images illimités sur "papier salé" ( au chlorure d'argent ).

     

    En 1846

    Désiré BLANQUART-EVRARD,Français (1802/1872 ), améliore la préparation du papier servant aux négatifs et fonde a Lille la première imprimerie Photographique ( 450 à 500 images par jour ).

     

     

    En 1847

    Carl ZEISS, Allemand installe à Iéna en Prusse des usines d'optiques. Le chimiste Eugène CHEVREUL,Français (1786/1889 ) présente à l'Académie les travaux d'Abel NIEPCE de Saint Victor (Fils du cousin de Nicéphore ): le négatif sur verre albuminé permettant le tirage de positifs sur papier en quantité illimitée ( albumine de poule étendue et séchée sur des glaces parfaitement planes, sensibilisation au nitrate d'argent ). Henri Fox TALBOT réussit sur papier négatif une Photographie en "instantané".

    Venise

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    En 1849

    Gustave Le Gray,Français (1820/1868 ) utilise le "collodion" pour obtenir un très bon négatif. Une solution de coton et une poudre dans un mélange d'alcool et d'éther sont étendues sur une plaque de verre.

     

     

    En 1851

    Frédéric SCOTT ARCHER , Anglais ( 1813/1857 ) met au point la méthode au "collodion humide". Ce procédé permet de réaliser des images très fines et de réduire le temps de pose à quelques secondes. Inconvénient: la plaque ne reste sensible que si elle est humide. Le premier Février création de la première Sté photo du monde : la Sté Héliographique ( deviendra le 15/11/1854 la Sté Française de photographie ).

     

    En 1853

    Adolphe MARTIN,Français ( 1824/1896 ) invente la "ferrotypie". Même procédé que le collodion humide, mais remplace le support de verre par des plaques métalliques vernies en noir ( tin-type aux USA ) . Beaucoup moins cher.

    Jean-Marie Taupenot, Prytanée impérial, 1854. L’une des premières photographies de l’histoire de la photographie.

    Détails de la salle des sciences physiques Taupenot, C. Aubert, PNM.

    Des instruments exceptionnels classés au patrimoine nationalLe Prytanée possède dans ses collections les instruments de polytechniciens célèbres ou de professeurs illustres de l’École polytechnique dont ils sont les inventeurs ou les constructeurs. L’Espace Guillaumat invite le visiteur à une promenade scientifique à travers le XIXe siècle, riche de plus de 200 instruments qui ont fait la science et dont nombre d’entre eux sont classés à l’inventaire du patrimoine national. Ces objets rarissimes, conçus ou réalisés par des savants et des constructeurs renommés, nous confirment le charme ambigu des objets scientifiques. Ici, l’art et la science coexistent comme deux aspects inséparables de la connaissance et un besoin de merveille y apparaît comme mobile profond et permanent du savoir, du plaisir et de la découverte.

    En 1855

    J-N TAUPENOT, Français ( 1824/1856 ) invente un procédé à l'albumine: le collodion"sec" permettant de conserver les plaques sensibles plusieurs semaines avant l'exposition.

     

    En 1858

    Félix TOURNACHON dit Nadar, Français ( 1820/1910 ) fait breveter un procédé de photo aérienne

     

     

    Photographie aérienne au dessus des champs Elysées.

     

     

    PHOTO AERIENNE en BALLON

    En 1860

    NADAR photographie au "magnésium" dans les catacombes et les égouts de Paris.

     

     

    En 1862

    René-Prudent DAGRON, Français ( 1819/1900 ) invente la photographie microscopique ( ce procédé fut d'abord utilisé pour la décoration de bijoux, puis il permit pendant le siège de Paris de 1871 de transporter 18000 dépêches, en 6 pellicules réduites au poids d'un demi gramme, avec un seul pigeon voyageur ) .

    Boulevard du Temple en 1865

     

    En 1868

    Louis Ducos du HAURON, Français ( 1837/1920 ) dépose une demande de brevet pour la "photo en couleur". Ses "Photochromies"(1878), produites à l'aide des trois couleurs jaune, bleu et rouge n'obtiennent aucun succès . 1er "KODAK" mis au point par l'américain Georges EASTMAN ( 1854/1932 ) : une boite de 15><10><8 cm. Il coûte 25 $ à l'achat ( chargé ). Après chaque rouleau de 100 photos, on renvoyait l'ensemble ( appareil et pellicule ) à l'usine. Pour 10 $ Eastman revoyait les négatifs, les tirages sur papier et l'appareil chargé de nouveau.

     

     

    En 1871

    Richard Leach MADDOX, Anglais ( 1816/1902 ) obtient par une solution de bromure de cadmium et de nitrate d'argent une émulsion de bromure d'argent donnant des plaques sensibles et sèches de longue conservation.

     

     

     

     

     

     

     

      

    En 1874

    Le Dr Etienne-Jules MAREY, Français ( 1830/1904 ) réalise la première synthèse du mouvement avec un fusil photographique à plaques de verre circulaire au gélatino-bromure d'argent.

     

    En 1876

    Apparition du "celluloïd" (Cabutt ).

    En 1878

    Charles-E BENNETT, Américain (1840/1925 ) découvre le phénomène de la maturation donnant aux plaques négatives une rapidité suffisante pour l'instantané, permettant ainsi de tenir l'appareil à la main pour la prise de vue.

      

    Edward James MUYBRIDGE, Anglais ( 1830/1904 ) , avec 40 appareils chronophotographiques, reproduit le mouvement d'un cheval au galop. En 1884 PLANCHON utilise définitivement le "celluloïd" comme support des émulsions Photographiques.

     

    En 1889

    La Cie George EASTMAN, représenté en EUROPE par NADAR commercialise les premières pellicules sur papier ( 100 poses ), puis sur Celluloïd ( 24 à 28 poses ).

     

     

     

    En 1890

    Alphonse BERTILLON, Français ( 1853/1914 ) invente la Photographie judiciaire.

     

    En 1891

    Louis Ducos du HAURON Fr.( 1837/1920 ) invente les images en relief ( anaglyphe ) en utilisant les jumelles à verres rouge et vert. Gabriel LIPPMANN Fr. ( 1845/1921 ) obtient des photos par le procédé interférentiel.

     

     

    ( Première photographie en couleur ( trichoromie de Louis Duclos du Huron ).

    Le sel d'argent contenu dans la couche de mercure sensible n'est impressionné que dans les plans ventraux du système d'onde stationnaire correspondant à chaque radiation. La distance entre les dépôts d'argent est 2 fois plus grande pour le violet que pour le rouge. Cette méthode est restée expérimentale.

     

     

    photrographie en trichromie ( 3 couleurs )

     

    En 1892

    Thomas EDISON , Américain ( 1847/1931 ) réalise le "Kinétoscope"( pour un seul spectateur ) 1er film à déroulement continu ( 16 images/seconde ).

     

    Le 22 Mars 1895

    Auguste ( 1862/1954 ) et Louis ( 1864/1948 ) LUMIERE inventent le "cinématographe"

    ( film à vitesse variable, 1ere séance publique le 25 décembre 1893 dans les sous-sols du Grand Café de Paris ).

     

     

    Ancien - Moulinet, boussole

     

    En 1903

    Les frères LUMIERE inventent l'"autochrome" ( plaques à base de fécule de pomme de terre

    teintées aux 3 couleurs fondamentales , mises en vente en 1907 ),

      

    seul procédé utilisé par les amateurs jusqu'en 1940 exigeant des temps de pose de plusieurs secondes.

      

    1907 Edouard BELIN, Français (1876/1963 ) met au point le procédé de transmission télégraphique ou téléphonique des photos ( bélinographe ) .

      

    1908 Louis DUFAY ,Français développe le "dioptichrome" ( DUFAY color en 1935 ), 1ère tentative de restitution des couleurs au cinéma.

      

    1912 sortie d'une plaque AGFA de type autochrome ( les grains de fécule sont remplacés par des grains de résine teintée ).

      

    1923 , 1er format 24><36 de LEITZ. 1932 , 1er appareil 24><36 à objectif interchangeable.

      

    1937 , 1ères pellicules couleur ( Kodachrome et Agfacolor ). 1940 , la première pellicule couleur Japonaise.

     

    En 1948

    Mise au point du développement instantané ( "Polaroïd" de l'américain Edwin LAND ). En 1964 , "look" ( magazine américain ) publie la 1ère photo en relief. En 1968, le 1er reflex avec contrôle automatique de l'exposition par mesure de la lumière à travers l'objectif. En 1977 ,le 1er compact autofocus au monde.

      

    En 1981, Mavica de Sony, appareil photo, disque magnétique réutilisable pouvant enregistrer jusqu'à 50 images; celle-ci peuvent être projetées sur écran de télévision par un lecteur électronique sans magnétoscope ou transmises à distance par les moyens classiques des télécommunications.

      

    Image de moins bonne qualité que l'image chimique.

      

    En 1982, Kodak Disc: mise au point automatique , disque plastique ( support de 15 pellicules ) , flash incorporé automatique, pile donnant 2000 éclairs. Snappy ( Canon ) : compact autofocus ( mise au point automatique ) . En 1984-85 , caméras électroniques compactes à magnétoscope incorporé. En 1984 , le 1er papier photo à longévité supérieur à 100 années. En 1987 , la pellicule la plus sensible au monde ( 3200 iso ).

     

    Histoire de la photographie

    • 400 av. J.C. Aristote découvre que la lumière du jour qui pénètre par un trou dans une pièce obscure, projette une image inversée sur le mur faisant face à cet orifice.

       

    • 1100 Hassan ibn Hassan (mathématicien arabe) décrit le principe de la chambre noire et précise que l'image sera d'autant plus nette que l'ouverture est petite.

       

    • 1515 Léonard de Vinci décrit la "camera obscura" en tant que machine à dessiner.

     

    • 1540 Jérôme Cardan remplace le sténopé par une lentille.

     

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    Principe de la chambre noire
    En perçant un trou minuscule dans une chambre noire, on peut obtenir l'image renversée d'un objet sur un écran (ou sur une pellicule) situé en aval de la chambre.

     

    • 1553 Giovanni Battista della Porta décrit la "camera obscura" en détails : sa construction ainsi que les usages qu'on peut en faire.

       

    • 1568 Daniel Barbaro ajoute un diaphragme à l'appareil.

       

    • 1650 La chambre noire devient portable et compte des lentilles de différentes distances focales; à cette époque, elle servait principalement aux dessinateurs.

       

    • 1727 Johann Heinrich Schulze découvre que la lumière noircit certains composés d'argent.

       

    • Vers la fin du XVIIIe siècle, Thomas Wedgwood et Humphry Davy ont commencé leurs expériences sur l'enregistrement des images photographiques. Restitution d'images de tableaux, de profils de personnes, sans réussir à les fixer contre les effets de la lumière.

       

    • Au début du XIXe siècle, Niepce et Daguerre utilisèrent ces chambres noires comme prototypes, elles étaient munies de lentilles permettant différentes longueurs focales.

       

    • Au XIXe siècle, Nicéphore Niepce réalisa les premières véritables "héliographies". Il reproduisit d'anciennes gravures grâce à ce procédé.
    • En 1827, Nicéphore Niepce photographia le paysage à partir de sa fenêtre.

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    Point de vue pris d'une fenêtre du Gras
    à Saint-Loup-de-Varennes
    (1826)
     

     

    • En 1831, Jacques Daguerre, réalisa ses premières images sur des plaques de cuivre recouvertes d'une couche photosensible d'iodure d'argent (daguerreotype). Soumises à des vapeurs de mercure, une image positive était ensuite fixée grâce à du sel marin.

       

    Sans_titre_3

    Daguerreotype
    intérieur d'un cabinet de curiosités
    (1837)
     

     

    • En 1833, Nicéphore Niepce meurt à l'âge de 68 ans.

       

    • En 1835, William Henry Fox Talbot réalisa le premier négatif de l'histoire.

       

    • En 1839, Talbot mit au point un procédé photographique passant par un support négatif permettant d'obtenir un nombre illimité de tirages, cette nouvelle méthode prit le nom de "calotype".

       

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    Négatif du calotype
     

     


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    copie de sel
     

     

    • En 1841, le calotype est breveté et sera utilisé une dizaine d'années, laissant place à des méthodes sur verre à "l'albumine" et au "collodion" humide.

       

    • En 1847, Claude-Félix Abel Niepce de Saint-Victor (neveu de Nicéphore Niepce) communiqua à l'Académie des sciences un procédé de photographie sur verre.

       

    • En 1851, Frederick Scott Archer introduisit le procédé au collodion humide sur plaque de verre.

       

    • En 1871, Richard Leach Maddox remplaça la gélatine par du collodion ce qui permis d'accroître la sensibilité des plaques.

       

    • Vers 1883, George Eastman fabriqua une pellicule faite de d'une longue bande de papier recouverte d'une émulsion sensible.

       

    • En 1889, ce même Eastman produisit le premier support de pellicule souple et transparent, sous la forme d'un ruban de nitrate de cellulose.

       

    • A La fin du XIXe siècle, la première période de la photographie s'achève et laisse place à l'accroissement des photographes amateurs grâce à l'invention du rouleau de pellicule.

       

    • Le début du XXe siècle marque le développement de la photographie commerciale ainsi qu'une plus grande maîtrise des procédés de plus en plus complexes de la photographie noir et blanc.

       

    • En 1907, les frères Auguste et Louis Lumière mirent au point un procédé appelé Autochromes Lumière.

       

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    Autochrome
    de Passet pour le Mont Athos (1913)
     

    Dans les années 1920, les progrès des procédés photomécaniques utilisés dans l'imprimerie permirent l'augmentation de l'illustration des journaux et des magazines ce qui entraîna une naissance du point de vue commerciale de la photographie de réclame et de publicité.

     

     

    • En 1925, l'appareil de format 35 mm fut commercialisé en Allemagne et séduisit aussi bien les amateurs que les photographes professionnels.

       

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    Un des premiers appareils photo à plaque et à soufflet.

     

     

    • 1935, marque l'apparition de la pellicule couleur Kodachrome et 1936, celle de la pellicule Agfacolor. Toutes deux permettant d'obtenir des diapositives, elles ont marqué le début de la grande renommée des pellicules couleurs.

       

    • En 1942, la commercialisation des négatifs couleurs Kodacolor contribuèrent à rendre la photographie couleur encore plus populaire.

       

    • En 1947, Edwin H. Land réussi à mettre au point l'appareil Polaroid Land, permettait d'obtenir en quelques secondes une épreuve positive sur papier.

       

    • Depuis les années 50, la crise du reportage photographique, provoquée par l'apparition de la télévision, a favorisé de nouvelles approches, comme l'introspection et l'abstraction photographique des travaux de Minor White et d'Aaron Siskind ou bien tels que Robert Frank et Garry Winogrand.

       

    • 1960, production du premier hologramme.

       

    • Dans les années 1960, des artistes tels que Robert Rauschenberg ou Andy Warhol se sont mis à considérer l'image photographique comme un simple matériau que l'on peut s'approprier, découper, coller, dénaturer, mettre à mal. En revanche, d'autres artistes comme Lucas Samaras ou Jerry Uelsmann se sont intéressés à la photographie mise en scène ou manipulée.

       

    • 1963

       

      • Eclosion du premier "Polaroid" couleur.

         

      • Apparition de l'appareil " Instamatic 50 " de Kodak.

         

    • 1968

       

      • Fabrication des premiers appareils reflex à contrôle automatique.

         

      • Prise de la première photo de la Terre, vue de la Lune (Appolo 8).

         

         

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    Un des tous premiers appareil reflex

     

    • 1978 Invention du premier appareil auto-focus (Konica).

       

    • 1984 Création de la première caméra électronique compacte.

       

    • 1990 Naissance du premier appareil numérique sans film.

     

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    Des Appareils de collection

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    Rolleiflex28C

     

    Talbot

     

    sources : http://photoimage.chez.com/histoire.htm   

     

    SUPERBE LIEN - MUSEE DE LA PHOTOGRAPHIE

    http://www.niepce.com/pages/page-inv.html

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Vie quotidienne - La photographie -

     

    L’invention de la photographie ne fut pas le fruit du hasard mais d’une longue gestation.

    Il y a d'abord la découverte par Aristote de l'image inversée qui apparaît dans une «chambre noire». Léonard de Vinci creuse le sujet. Au XVIIIe siècle, les recherches se multiplient d'autre part pour tirer parti de la sensibilité à la lumière des sels d’argent avant que le chimiste anglais Thomas Wedgwood n'arrive à fixer des images l'espace de quelques secondes.


    Une nouvelle façon de regarder le monde



    «Il y a [...] des gens qui savent voir et d’autres qui ne savent même pas regarder» (Nadar).


    «L’écriture du soleil»

    Il faut attendre la coopération entre Nicéphore Niepce (1765-1833) et Louis Daguerre (1787-1851) pour obtenir des résultats encourageants. Le premier, en 1826, a capturé l’image du célèbre «Point de vue de la fenêtre» après plusieurs jours de pose grâce à son procédé de fixation des images, baptisé «héliographie» (du bitume de Judée sur une plaque d'étain polie) ; le second, en 1829, lui apporte la technique de la chambre noire (qui permet de réduire le temps de pose à quelques minutes)... et son sens du commerce.



    Nicéphore Niepce - paysage de Saint-Loup-de-Varennes - (1827)

    La mort de Niepce, en 1833, ne met pas fin à l'aventure dont le rythme va même s'accélérer : moins de cinq ans plus tard, Daguerre présente son daguerréotype à François Arago, savant et homme politique. Celui-ci s'empresse de jouer de son influence pour pousser l'État à se rendre acquéreur de l'invention puis à «en doter libéralement le monde entier», lors de la séance historique du 19 août 1839 devant les Académies des sciences et des beaux-arts.

    La France du «roi-bourgeois» Louis-Philippe 1er prend ainsi de vitesse l'Angleterre de Fox Talbot (1800-1877). Ce dernier met toutefois au point un procédé permettant de multiplier les épreuves positives à partir d'un négatif.



    Boulevard du temple - Photo de Daguerre - Daguerréotype - 1839 (Stadtmuseum, Munich)

    Le succès est immédiat et phénoménal : alors qu'en ville les files d'attentes se forment devant les opticiens qui ont réussi à se procurer le matériel, les amateurs commencent à traverser les océans pour prendre des vues du Nouveau Monde ou d'Égypte.

    Sans cesse amélioré, avec désormais un temps de pose de quelques secondes, le daguerréotype prend vite la place des portraits en miniature dans les salons des familles bourgeoises.


    Bienvenue pour une séance de supplice !

    Il faut beaucoup de bonne volonté pour, les premières années, aller se « faire tirer le portrait » .
    Non seulement la séance est hors de prix (5 frs alors qu’un ouvrier en gagne 1 par jour), mais elle est aussi une véritable torture.



    Le volontaire doit se tenir immobile de longues secondes en plein soleil, aidé pour cela par un appui-tête plus ou moins confortable, le visage couvert de farine pour mieux prendre la lumière.
    On comprend dès lors que les modèles des portraits de l’époque paraissent quelque peu figés et peu souriants !


    Du négatif à la carte de visite

    Cependant le procédé reste lourd et la reproduction des images impossible. L’Anglais Talbot prend en 1841 sa revanche en mettant au point le calotype, c’est-à-dire la technique du négatif sur papier.

    Rapidement, le nombre des ateliers explose sous la vogue des cartes de visite pour lesquelles personnalités et anonymes viennent se mettre en scène, déguisés au milieu de véritables décors de théâtre.



    C’est ainsi que Nadar se fait un nom à la tête de sa cinquantaine d’ouvriers. Il faut en effet de la main-d’œuvre pour retoucher et colorier les portraits !

    Il était logique que la dimension artistique de la photographie finisse par être reconnue et revendiquée, avec, en 1852, au début du Second Empire, la première exposition.

    On rivalise alors d’imagination pour créer marines, tableaux vivants à l’antique et même photomontages.

    Mais la photographie ne se contente pas de faire de l’art : la voici qui devient témoin, des champs de bataille de Crimée aux barricades de la Commune.



    Les commandes officielles se succèdent pour dresser aussi bien le catalogue des peuples de la planète que des malfrats londoniens. On commence alors à voir apparaître de véritables imprimeries photographiques qui diffusent journaux illustrés et ouvrages touristiques.


    Félix Tournachon, dit Nadar

    L'illustrateur et photographe Félix Tournachon (1820-1910) a bien fait de prendre un pseudonyme : un «Panthéon de Tournachon» aurait-il connu le succès de son «Panthéon de Nadar», album de gravures où se côtoient hommes politiques, écrivains et artistes de son temps ? Il a rencontré la plupart de ceux-ci au cours de sa période de bohème, avant de connaître la fortune grâce à la caricature et surtout la photographie.



    Nadar, dessin d'Honoré Daumier (1882)

    Car Nadar est un homme curieux de tout : il se plonge sous Paris pour un reportage sur les catacombes ou encore s'envole à bord de son ballon pour prendre les premiers clichés aériens. Ruiné par la Commune, cet esprit insatiable, ouvert à toute idée nouvelle (c'est dans son atelier qu'exposent les peintres impressionnistes), nous aura fait parvenir un témoignage irremplaçable sur son siècle.


    La couleur des Lumière

    Il restait une étape à franchir : l’invention de la couleur. C’est chose faite officiellement le 7 mai 1869 lorsque le poète et savant Charles Cros (1842-1888) et Louis Ducos du Hauron (1837-1920) présentent le même jour (totalement par hasard !) à la Société française de photographie le principe de la trichromie basée sur l’association de trois images correspondant aux trois couleurs primaires.



    Autochrome des Frères Lumière (1909)

    Il faut encore attendre près de quarante ans pour que les frères Auguste et Louis Lumière (1862-1954 et 1864-1948), ceux-là mêmes qui vont inventer le cinéma (en parallèle avec Thomas Edison) déposent le brevet de l’autochrome qui permet de reproduire les couleurs en une seule prise sur une plaque.

    Et ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que le kodacolor s’impose.

    Avec le développement du numérique depuis 1981, la photographie s’est encore banalisée, faisant oublier ce long processus qui a permis à tout un chacun, par le miracle de la reproduction d’image, de disposer de l'équivalent des portraits et des gravures autrefois réservés aux classes fortunées.


    Toute la planète dans un album

    Albert Kahn (1860-1940) est un banquier audacieux et idéaliste : son projet, lancé en 1909, n’est-il pas de fixer sur l’image «des aspects, des pratiques et des modes de l'activité humaine dont la disparition fatale n'est plus qu'une question de temps» ?



    Saïgon, 1915 - Musée Albert Kahn

    Pour réaliser ces «Archives de la planète», il envoie donc aux quatre coins du monde une cinquantaine de photographes qui lui rapportent plus de 72.000 clichés, dont la majorité en couleur. À cela s’ajoutent près de 180.000 mètres de film puisque le cinéma, alors à ses débuts, n’est pas oublié dans l’opération. Il faudra la crise de 1929 et la faillite de Kahn pour interrompre ce projet généreux.


    Quand le technicien se fait artiste

    C'est avec suspicion, voire moquerie, que les peintres virent arriver ces drôles de chimistes encombrés par leurs machines, qui de plus avaient l'ambition de reproduire la réalité !



    Mais la concurrence était déloyale : certains artistes s'essayèrent donc à la photographie, comme Edgar Degas ou Édouard Vuillard, tandis que les photographes devenaient de plus en plus artistes.

    Certaines de leurs réalisations sont même devenues des «classiques», connues de tous : en France les noms de Jacques- Henri Lartigue (1894-1986), Henri Cartier-Bresson (1908-2004) ou Robert Doisneau (1912-1994) nous invitent à observer avec un autre œil la bonne société des années 20 ou le petit peuple parisien d'après-guerre. Que ce soit dans un atelier de mode ou sur un champ de bataille, l'œil a ainsi su trouver un nouveau support pour voir le monde à la façon d'un créateur.
      
      
      
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  • La photographie peut être considérée comme une technique propre à supplanter le dessin ou la peinture pour représenter le monde qui nous entoure. Son invention nécessitait, d'une part la réalisation d'un dispositif optique permettant la création de l'image, et d'autre part de fixer cette image sur un support pérenne par un processus chimique irréversible.

    Par ailleurs les usages de cette technique ont évolué, et sa dimension artistique a notamment été reconnue.

      

    La photographie comme technique :

    À l'époque de la Renaissance, les peintres italiens commencent à découvrir les lois de la perspective. Pour simplifier le tracé de leurs paysages, ils utilisent des appareils optiques qui permettent de projeter sur une surface une image d'un paysage ou d'un objet : la chambre claire, la chambre noire, le perspectographe (le portillon d'Albrecht Dürer).

     

    La chambre noire était déjà connue par Aristote (384-322 av. J.-C.), par le savant perse Ibn Al-Haytham (965-1038) et par Léonard de Vinci (1452-1519) ; on peut la considérer comme l'ancêtre des appareils photographiques. Elle est constituée par une boîte fermée, étanche à la lumière, dont une des faces est percée d'un tout petit trou, le sténopé. L'image inversée d'un objet éclairé placé à l'extérieur devant le trou se forme sur la paroi opposée.

     

    Elle fut employée par de nombreux artistes, dont Giambattista della Porta, Vermeer, Guardi et Giovanni Antonio Canal, dit Canaletto, qui l'utilisa notamment pour mettre en perspective ses célèbres paysages des canaux de Venise.

     

    Les visiteurs du physicien italien Giambattista della Porta (1535 ?- 1615) auraient été effrayés en voyant sur le mur l'image des petits personnages se déplaçant la tête en bas. Pris de panique, ils se seraient précipités hors de la pièce. Della Porta a été accusé de sorcellerie. Della Porta voulut divertir ses invités en leur faisant découvrir une camera obscura c'est-à-dire la chambre noire en latin.

    Celle-ci peut produire un effet spectaculaire, bien que son principe de fonctionnement soit simple. Quand la lumière pénètre par un trou minuscule dans une boîte ou une pièce obscure, une image inversée et renversée de l'extérieur est projetée sur la paroi opposée. Ce que les invités de Della Porta avaient vu n'était rien de plus que les acteurs qui jouaient dans la pièce voisine. Ce qu'on appelle maintenant la chambre noire était l'ancêtre de l'appareil photo moderne.

    La chambre noire n'était pas une nouveauté à l'époque de Della Porta. Aristote (384 - 322 av. J.-C.) avait observé le principe selon lequel elle fonctionnerait. Alhazen, un savant arabe du Xe siècle, en avait donné une description détaillée, et les carnets du célèbre Léonard de Vinci, au XVe siècle, en faisaient aussi mention. Au XVIe siècle, la netteté de l'image s'est améliorée avec l'introduction de la lentille. De nombreux artistes ont d'ailleurs utilisé cet accessoire de façon à rendre avec plus d'exactitude la perspective de l'échelle. Pourtant, malgré de multiples tentatives, il a fallu attendre le XIXe siècle pour obtenir une image permanente.

     

    L'objectif :

    Le principal inconvénient du sténopé est son manque de luminosité. En effet, la définition de l'image produite, c'est-à-dire la finesse des détails, est en fonction de la dimension du trou. Pour obtenir une image suffisamment détaillée celui-ci doit être le plus petit possible ; mais alors il ne passe que très peu de lumière et l'image est peu visible. Une lentille de verre, qui peut focaliser les rayons lumineux, améliore les performances du sténopé : le diamètre de l'ouverture étant plus important, on admet davantage de lumière et l'image est plus claire.

    Le dispositif physique permettant de créer l'image étant inventé, il restait une étape importante à franchir : comment faire en sorte que la vision fugitive créée par la lumière dans la chambre noire se transforme en une image véritable, stable et durable comme un dessin ou une peinture. Autrement dit, comment supprimer le travail du dessinateur ou du peintre, avec tout ce qu'il suppose d'interprétation personnelle, d'erreurs et d'imprécisions, et faire exécuter ce travail automatiquement par la lumière elle-même ?

    La chimie photographique :

    La découverte de l'action des rayons lumineux sur une surface sensible est attribuée aux alchimistes du Moyen Âge, qui connaissaient les propriétés du chlorure d'argent, sensible à la lumière. Elle fut suivie durant les XVIIe et XVIIIe siècles par diverses recherches (Johann Heinrich Schulze, Giovanni Battista Beccaria, Thomas Wedgwood).

    La première image photographique :

    Nicéphore Niépce

     

    Point de vue du Gras : La cour du domaine du Gras, dans le village de Saint-Loup-de-Varennes, première expérience réussie de fixation permanente d'une image de la nature (Nicéphore Niépce en 1826).

     

    Au début du XIXe siècle Joseph Nicéphore Niépce (1765-1833) réussit à obtenir et conserver une image due à l'action de la lumière. Dès 1812, il parvint à obtenir en lithographie des négatifs (grâce au chlorure d'argent) et des positifs (avec du bitume de Judée), mais ces images ne sont pas stables. Il utilise pour cela du sel d'argent placé au fond d'une chambre noire, mais le sel d'argent continue de noircir après l'exposition et l'image finit par disparaître[1].

     

    En 1819, John Herschel décrit les propriétés de l'hyposulfite de sodium qui deviendra le fixateur de Mijus.

     

    Niépce se rend compte que l'important est d'interrompre l'action du produit après une période d'exposition à la lumière. Après avoir tenté des produits qui éclaircissent à la lumière au lieu de noircir avec toujours le même problème de stabilité, il s'intéresse à différents acides qui agiraient sur une plaque de métal ou de calcaire et seraient lavés ensuite. Mais l'acide ne réagit pas à la lumière. Il comprend grâce à cette expérience que l'action de la lumière n'a pas besoin d'être visible immédiatement mais peut être révélée ensuite. Il tente d'utiliser la résine de Gaïac, sensible aux ultra-violets qui perd sa solubilité dans l'alcool (dont le procédé peut donc être interrompu). Possible en plein soleil, l'opération est un échec en chambre noire car les ultraviolets (inconnus de Niépce) sont filtrés[1].

     

    L'expérience suivante en 1822 utilise le contact et l'asphalte, ou bitume de Judée. Cette substance perd sa solubilité sous l'action du soleil. Donc une plaque de métal enduite de bitume est exposée plusieurs heures, puis rincée au solvant, puis rongée par l'acide aux endroits où le bitume est dissous. Le résultat est concluant et permet en particulier de créer des supports métalliques pour l'imprimerie. Niépce constate néanmoins que les dégradés ne sont pas satisfaisants. Des hachures peuvent rendre ce dégradé en imprimerie mais limite la source de l'image à des gravures, impossible d'avoir des sujets réels[1].

     

    Première gravure héliographique connue, obtenue par Niépce en 1825 avec le procédé de l'héliographie ; copie d'une gravure du XVIIe siècle montrant un homme menant un cheval.

     

    Entre la fixation du négatif et la première photographie stable, de nombreux essais ont été nécessaires ; certains sont parvenus jusqu'à nous. Par exemple cette image datée de 1825 est la plus ancienne gravure héliographique connue[2],[3]. Elle est une reproduction par Niépce d’une gravure hollandaise représentant un petit cheval. La vue de sa propriété de Saint-Loup-de-Varennes (Saône-et-Loire) est majoritairement reconnue comme la première photographie en raison de sa stabilité et parce qu'il s'agit de la première image connue prise d'après nature avec une chambre noire utilisée comme appareil photographique[4] ; elle date de 1826. Niépce plaça une plaque d'étain recouverte de bitume dans une chambre noire, face à une fenêtre de sa propriété. Il l'exposa ainsi pendant huit heures. Cela forma une image floue – mais maintenant très connue – d'un bâtiment, d'un arbre et d'une grange.

     

    Les dégradés et la précision que Niépce souhaite ne sont réellement satisfaisants qu'après un nouveau changement de support et d'activateur. En 1828, il utilise une plaque d'argent et de la vapeur d'iode, le résultat est enfin à la hauteur de ses espérances. Le temps d'exposition est toujours de plusieurs heures à plusieurs jours[1].

     

    Voulant affiner sa méthode, Niépce s'est associé, en 1829, à un entrepreneur dynamique nommé Louis Jacques Mandé Daguerre (1787-1851). À partir de 1829, Daguerre a commencé véritablement ses travaux en chimie en utilisant l'iode découverte par Bernard Courtois. Daguerre a accompli des progrès importants dans les années qui ont suivi la mort de Niépce, survenue en 1833. Les vapeurs d'iode sont utilisées comme agent sensibilisateur sur une plaque de cuivre recouverte d'une couche d'argent polie. La réaction entre l’iode et l’argent produit de l’iodure d’argent, une substance qui s'est révélée être plus sensible à la lumière que le bitume. Par hasard, il a découvert que si une plaque qui avait été exposée était traitée aux vapeurs de mercure, l'image latente apparaissait nettement.

     

    À partir de ce moment-là, le temps de pose se réduit considérablement. Plus tard, Daguerre se rend compte qu'en trempant la plaque dans une solution saline, il pouvait empêcher l'image de noircir avec le temps.

     

    Arago présente la découverte à l'Académie des sciences en 1839 et Daguerre la commercialise sous le nom de « daguerréotype ». L'État français l'acquiert contre une rente viagère, puis en fait « don au monde ».

     

    Cependant toutes ces images ne pouvaient être produites qu'en un seul exemplaire à la fois, leur qualité était aléatoire, et elles nécessitaient des temps d'exposition de plusieurs dizaines de minutes, ce qui rendait très difficile la réalisation de portraits.

     

     

     

    Le daguerréotype :

     

    Louis Daguerre

     

    Daguerréotype

     

    En 1839, quand l'invention de Daguerre - le daguerréotype - a été présentée au public, elle a reçu un accueil des plus enthousiastes. Dans son Histoire de la photographie, le spécialiste Helmut Gernsheim déclare : « il est probable qu'aucune invention n'a autant exalté l'imagination du public et n'a conquis le monde en une vitesse aussi fulgurante que le Daguerréotype. » Un témoin écrit : « Une heure après, toutes les boutiques étaient prises d'assaut. Mais il n'a pas été possible de rassembler assez d'instruments pour satisfaire la marée des daguerréotypeurs en herbe. Quelques jours plus tard, on pouvait voir sur toutes les places de Paris, face aux églises et aux palais, des chambres noires montées sur leur trépied. Tous les physiciens, chimistes et intellectuels de la capitale polissaient des plaques argentées. Même les épiciers prospères n'ont pas pu se refuser le plaisir de sacrifier un peu de leurs ressources sur l'autel du progrès, en les laissant se volatiliser avec de l'iode et fondre dans les vapeurs de mercure. »

     

    La presse parisienne n'a pas tardé à nommer cette mode de « daguerréotypomanie ». Devant la qualité remarquable des daguerréotypes, Sir John Frederick William Herschel, un scientifique britannique a écrit : « On peut sans exagérer, les qualifier de miraculeux ». Honoré de Balzac, puis Théophile Gautier et Gérard de Nerval ont été jusqu'à attribuer à cette invention des pouvoirs magiques[5],[6]. Cependant, tout le monde n'a pas fait bon accueil à cette invention. En 1856, le roi de Naples a interdit la photographie, peut-être parce qu'il la croyait liée au mauvais œil.

     

    Par ailleurs, en voyant le daguerréotype, le peintre Paul Delaroche s'est exclamé : « À partir d'aujourd'hui, la peinture est morte ! » L'invention a causé une vive inquiétude parmi les peintres qui l'ont perçue comme une menace pour leur gagne-pain. Un commentateur a affirmé une autre de leurs craintes en ces termes : « La photographie est si rigoureusement fidèle à la réalité optique qu'elle risque de détruire la conception que chacun se fait de la beauté ». En outre, les images photographiques ont même été critiquées pour leur réalisme implacable qui a fait voler en éclats les illusions de la beauté et de la jeunesse dont on se berçait jusqu'alors.

     

    L'invention du négatif :

     

    William Talbot

     

    William Henry Fox Talbot (1800-1877) mène des recherches parallèles à celles de Niépce et Daguerre à partir de 1833 et est persuadé d'avoir inventé la photographie. En 1840, il invente la « calotype », procédé négatif-positif qui permet la diffusion multiple des images. Suivent d'autres recherches qui, petit à petit, permettent d'améliorer la qualité des images, la sensibilité à la lumière des surfaces sensibles et de simplifier la procédure de prise de vue : 1847 « procédé à l'albumine » (Claude Félix Abel Niépce de Saint-Victor, cousin de Nicéphore), 1850 « procédé au collodion humide » et 1851 « ambrotypie » (Frederick Scott Archer), 1852 « ferrotypie » (Adolphe-Alexandre Martin). Il ne faut pas non plus oublier les travaux négatif/positif sur papier d'Hippolyte Bayard, photographe français (contemporain de Fox Talbot), qui publia en 1839 le premier autoportrait (le noyé-suicide). Niépce, Daguerre et Talbot n'ont cependant pas été les seuls à revendiquer la paternité de la photographie. Après l'annonce de Daguerre en 1839, au moins 24 hommes, de la Norvège au Brésil, ont fait de même.

     

    Le procédé Talbot :

     

    Talbot installait une feuille de papier enduite de chlorure d'argent dans sa chambre noire. Il obtenait un négatif, qu'il cirait pour le rendre transparent. Il le plaçait ensuite sur une autre feuille imprégnée, puis l'exposait à la lumière du jour. Il créait ainsi une image positive.

     

    Si, au départ, le procédé de Talbot a été beaucoup moins populaire que celui de Daguerre, et de qualité inférieure, il avait néanmoins de l'avenir. Il permettait de produire plusieurs exemplaires d'une image à partir d'un seul négatif ; de plus, le papier coûtait moins cher et il était plus facile à manipuler que le fragile daguerréotype. Malgré son succès initial, la daguerréotypie n'a eu aucun débouché, alors que la technique de Talbot sert toujours de base à la photographie moderne.

     

    De la plaque de verre au film souple :

     

    Les premiers clichés étaient réalisés sur des plaques de verre, relativement encombrantes, lourdes et fragiles. En 1884, George Eastman met au point les surfaces sensibles souples, et le film en celluloïd, permettant de stocker plusieurs images dans le magasin de l'appareil photographique, supplante la plaque de verre. La diminution de la taille des appareils facilite la pratique de la prise de vue en (presque) tous lieux et toutes circonstances, ouvrant la voie à la photographie de voyage et de reportage. Le procédé de la miniaturisation de l'appareil permet de faire des clichés avec différents types de prise de vue.

     

    Une Profession :

     

    Photographie de Giuseppe Verdi par Disdéri.

     

    L'avènement de la photographie en 1839 ouvre la voie à une nouvelle activité professionnelle : photographe. Un grand nombre de peintres embrassent cette activité naissante, mais également des hommes (et quelques femmes) qui comprennent très vite l'intérêt financier que représente cette profession.

     

    L'histoire de la photographie est généralement racontée au travers d'une cinquantaine de noms de photographes, représentant la dimension artistique de cette profession. L'apparition en 1854 de la photo en série et la profusion des photographes permet de regarder cette histoire sous l'angle industriel. L'histoire de la photographie peut alors être envisagée au travers de plus de 11 500 photographes.

     

    L'angle financier devient l'angle majeur, et l'angle artistique mineur. La dimension sociale est alors prépondérante. Les photographes sont si nombreux à la fin du XIXe siècle que dans son dictionnaire des professions, Edouard Charton présente cette profession comme le type même des professions émergentes.

     

    Les photographes durant cette période ont eu une production considérable et la photo-carte de visite représente alors la majorité de la production. Produite en plusieurs millions d'exemplaires de 1854 aux années 1910, la photo-carte apprend à connaître l'évolution de cette profession. Le verso des photos-carte apporte une foule de renseignements : adresse, changement d'adresse, apparition du téléphone et du métropolitain, parfois leurs différentes professions… Des annotations manuscrites renseignent sur les usages de la photo. Cette multitude d'informations fournies par les photographies ouvre la voie à d'immenses possibilités de recherches et d'études dans le domaine social ou dans le domaine culturel. En 1872, il sort des ateliers de Disderi 2 400 photos-carte par jour.

     

    Une base de données, réalisée par François Boisjoly propose plus de 22 000 photographies et présentant plus de 16 000 noms et adresses d'hommes ayant vécu pour et par la photographie à cette époque. L'un des intérêts de cette base de données est de fournir des informations sur les photos elles mêmes et sur les photographes (photo-carte.com).

     

    Une véritable histoire sociale de la profession de photographe en découle, montrant les mutations de la société, l'évolution de l'activité professionnelle et la mobilité des hommes vivant de la photographie. Débutant à Paris, la profession se diffuse sur l'ensemble du territoire national durant la deuxième moitié du XIXe siècle. La vulgarisation du procédé au travers du territoire est un révélateur de l'engouement de la population pour la photographie. La rapidité de cette propagation permet d'analyser et de mettre en évidence la prédisposition du pays à recevoir un procédé de diffusion de masse pour les images.

     

    L'autochrome et la photographie en couleur :

     

    Une étape importante fut ensuite le premier procédé véritablement pratique de photographie en couleurs, l'« autochrome », inventé par les frères Lumière en 1903 et commercialisé à partir de 1907. Le procédé gardait comme support la plaque de verre.

     

    Les couleurs sont obtenues grâce à une trichromie composée de grains de fécule de pomme de terre et les couleurs primaires, rouge, vert, bleu. Chaque autochrome est donc une image unique.

     

    La photographie autochrome était faite pour être regardée en projection. La reproduction sur papier révèle les subtilités de ce type de vision, et aussi son caractère d'objet unique : se voient en effet les imperfections de l'émulsion, les marques du temps. Les vues prises « sur le vif » sont peu fréquentes, le procédé ne permettant pas les prises de vues rapides.

     

    Naissance du petit format :

     

    On ne peut aborder l'histoire de la photographie sans évoquer le « petit format », tant ce concept a été décisif dans l'évolution ultérieure de la discipline.

     

    Thomas Edison avait défini vers 1891 les dimensions et les perforations de la pellicule utilisée dans le kinétoscope. En 1912, l'Américain Edgar Fahs Smith construisit une caméra utilisant ce support, mais le manque de sensibilité des émulsions fit échouer sa commercialisation.

     

    En 1909, le Français Étienne Mollier conçut le Cent-Vues, un appareil « de poche » qui prenait d'affilée cent vues sur format 18/24 mm sur film perforé 35 mm[7]. Il le fabriqua en 1910 et obtint cette même année la médaille d'or du concours Lépine. Il commercialisa tout de suite son « Cent-Vues » à petite échelle, mais sans grand succès.

     

    En 1913, Oskar Barnack construisit le premier prototype du Leica, qui fut réellement produit et commercialisé en 1925. La diffusion des appareils de petit format et leur succès fut assuré par l'apparition des premiers films en couleur tels que nous les connaissons aujourd'hui, le Kodachrome (1935) et l'Agfacolor (1936).

     

    Le Leica fut à l'origine du concept de « petit format ». Auparavant le format des images négatives était au minimum de 4,5 × 6 cm, et plus souvent de 6 × 9 cm et plus, et un tirage par contact permettait d'obtenir une épreuve positive lisible. Par contre il était difficile de disposer sur une même pellicule de plus d'une douzaine de vues. L'utilisation du film de 35 mm sur lequel les clichés mesurent 24 × 36 mm permet de tripler l'autonomie d'un film. Corollaire négatif : les images sont trop petites pour permettre une lecture directe et nécessitent un agrandissement. Celui-ci n'est rendu possible que par l'amélioration de la qualité des émulsions, notamment l'augmentation de la sensibilité sans altération de la définition qui est liée à la finesse du grain.

     

    Le 24 × 36 (comme on le désigne couramment), s'il représente le standard le plus utilisé dans la pratique photographique tant amateur que professionnelle, n'a pas supplanté totalement les autres formats. Une taille de négatif supérieure permet une image d'encore meilleure qualité, et les professionnels ou les amateurs les plus avertis continuent d'utiliser le moyen format qui va de 4,5 × 6 cm à 6 × 9 cm et dont le support est un film souple, et le grand format sur plan films ou plaques de verre.

     

    Évolutions récentes :

     

    En janvier 2007, la société Eastman Kodak annonce la fermeture de son dernier laboratoire en France

     

    Vers 1948, le docteur Edwin Land met au point le premier appareil à développement instantané, le Polaroïd et, en 1962, il adapte ce procédé à la couleur.

     

    Tous les procédés photographiques actuels « par image argentique » ne sont que des perfectionnements de ces inventions, soit du matériel de prises de vue, soit des surfaces sensibles.

     

    Avec le XXIe siècle, la photographie est entrée dans l'ère numérique. L'évolution actuelle semble condamner la technique argentique à ne subsister que sous forme d'expression purement artistique pratiquée par quelques rares amateurs.

     

    La photographie comme moyen d'expression :

     

    Aux origines, la photographie fut utilisée par les peintres comme aide pour leurs travaux. Puis, elle devint rapidement un moyen d'expression à part entière, de nombreux artistes la pratiquant parallèlement à d'autres modes d'expression ou s'y consacrant exclusivement.

     

    Dans le même temps apparut la possibilité de l'utiliser comme témoignage historique, et se développa la notion de photo reportage. Ainsi le banquier Albert Kahn tentera de constituer, de 1909 à 1931, les archives de la planète en envoyant des photographes dans cinquante pays du monde.

     

    Les domaines de la photo :

     

    Les peintres appliquaient leur art à diverses formes d'expression, et se spécialisaient dans les scènes de genre, la décoration, la peinture d'histoire ou le portrait ; assez vite les photographes explorèrent diverses voies pour mettre à profit les nouvelles techniques qui s'offraient à eux. Et ces applications se multiplièrent avec les progrès et la facilité d'utilisation qui s'ensuivirent. Si le portrait se développa rapidement dès lors que les durées de pose furent limitées à quelques minutes — on s'aidait pour cela de sièges pourvus d'appuie-tête et d'accoudoirs divers — les autres genres photographiques proliférèrent dès que l'on put utiliser un matériel relativement transportable et commode d'emploi.

     

    La nature morte et le portrait :

     

    Ces disciplines s'accommodaient bien des contraintes liées aux premiers procédés utilisés, qui nécessitaient de disposer d'un laboratoire attenant au studio de prise de vue, car les émulsions devaient être préparées juste avant l'exposition à la lumière, et le développement devait suivre immédiatement après.

     

    La photographie entraîne des changements profonds :

     

    Dès les débuts de la photographie, le réformateur social Jacob Riis a vu en celle-ci un moyen de diriger l'attention du public sur la pauvreté et la souffrance. En 1880, il a commencé à prendre en photo les quartiers pauvres de New York à la tombée de la nuit. En guise de flash, il utilisait de la poudre de magnésium qu'il faisait brûler dans une poêle à frire. Par deux fois, il a mis le feu à la maison où il travaillait, et une autre fois à ses vêtements. On dit que ses clichés ont motivé certaines réformes entreprises par Théodore Roosevelt à son arrivée à la Maison Blanche[Lesquelles ?]. D'autre part, la force persuasive d'une série de photographies de paysages, prises par William Henry Jackson a amené le congrès américain, en 1872, à faire de Yellowstone le premier parc national du monde.

     

    À la portée de tous :

     

    Vers la fin des années 1880, le coût et la complexité de la photographie dissuadaient encore des nombreuses personnes de s'y essayer davantage. Toutefois, quand en 1888 George Eastman lance le Kodak, un appareil photo portatif très maniable et doté d'une pellicule, la voie s'est dégagée pour le photographe amateur.

     

    Quand un client avait pris ses photos, il retournait l'appareil entier à l'usine. La pellicule y était traitée, et l'appareil rechargé, puis réexpédié avec des photos développées, le tout à un prix relativement bas. Le slogan « Appuyez sur le bouton, nous ferons le reste » n'avait rien d'exagéré.

     

    Les milliards de clichés pris chaque année indiquent que son succès ne s'est jamais démenti. Et aujourd'hui, sa popularité s'est accrue grâce aux appareils numériques qui offrent une haute définition de l'image en méga pixels. Ces appareils sont munis de petites cartes mémoires pouvant contenir des centaines voire des milliers d'images (photos). On peut même en tirer chez soi des épreuves à l'aide d'un ordinateur et d'une imprimante

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