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    construction Golden Gate Bridge 01 La construction du Golden Gate Bridge*

     

    Le Golden Gate Bridge (littéralement le « pont de la porte d’or ») est un pont suspendu de Californie qui traverse le Golden Gate, détroit qui correspond à la jonction entre la baie de San Francisco et l’océan Pacifique. Il relie ainsi la ville de San Francisco, située à la pointe nord de la péninsule de San Francisco à la ville de Sausalito, située à la pointe sud de la péninsule du Comté de Marin. Financée par la Work Projects Administration (WPA), sa construction, qui s’est heurtée à de nombreuses difficultés, a débuté en 1933 et s’est étalée sur une durée de quatre ans, pour s’achever en 1937. Le Golden Gate Bridge a été jusqu’en 1964 le pont suspendu le plus long du monde, et constitue aujourd’hui le monument le plus célèbre de San Francisco.

    Wikipedia

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    construction Golden Gate Bridge 24 La construction du Golden Gate Bridge

     

     

     

     

    SOURCES : LA BOITE VERTE -

    http://www.laboiteverte.fr/la-construction-du-golden-gate-bridge/

     

     

     

     

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    Une petite collection de daguerréotypes

    portrait collection daguerreotype 01 Une petite collection de daguerréotypes

     

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    SOURCES

    LA BOITE VERTE

    http://www.laboiteverte.fr/une-petite-collection-de-daguerreotypes/

     

     

     

     

     

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    Luis Graner y Arrufi

      

      

      

     

      

      

      

     

     

     

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    REMBRANDT PEALE

     

     

     

     

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    À l’arrivée des premiers Européens, la région était peuplée d’Indiens Creeks et Cherokees. Elle fut explorée pour la première fois vers 1540 par l’Espagnol Hernando de Soto. La région constitua, à la fin du xviie siècle, l’un des enjeux de la rivalité anglo-espagnole. Elle devint officiellement anglaise en 1732.

    Elle fut appelée Géorgie en l’honneur du roi d’Angleterre George II, qui accorda la même année une charte de colonie.

      

     

    La colonisation anglaise fut menée par le philanthrope James Oglethorpe, qui fonda la ville de Savannah en 1733. Au cours de la guerre de l’Indépendance, les Anglais s’emparèrent de Savannah en 1778, mais ils furent stoppés dans leur progression et finalement obligés de quitter la Géorgie en 1782.

     

    La Géorgie intégra l’Union le 2 janvier 1788, devenant le quatrième État américain. État esclavagiste, dont l’économie reposait sur d’immenses plantations de coton, la Géorgie fit sécession en 1861 et rejoignit la Confédération sudiste. Elle souffrit beaucoup de la guerre de Sécession. En 1864, la Géorgie fut envahie et dévastée par l’armée de l’Union, commandée par le général William T. Sherman. Celui-ci s’empara d’Atlanta le 2 septembre, puis accomplit la fameuse « Marche vers la mer » à travers la Géorgie jusqu’à Savannah.


     

     

     

     

     

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    Photos prises lors de la construction de l’Empire State Building (1930)

    L’Empire State Building est un gratte-ciel de style Art déco situé sur l’île de Manhattan, à New York et comptant 102 étages. Sa construction a été réalisée en 410 jours par 3400 travailleurs composés majoritairement d’immigrants. Le bâtiment ouvrit ses portes au moment où la Grande Dépression frappait de plein fouet les États-Unis. La moitié des bureaux restèrent ainsi vides, faute de locataires. Durant cette période de récession économique, l’immeuble coûta plus d’argent qu’il n’en rapporta, et l’Empire State Building ne devint pas rentable avant les années 50.

    Un “skyboy”, ouvrier travaillant sur le chantier de l’Empire State Building, sans protection au-dessus du vide. Au second plan, le Chrysler Building.

    Les photos ont été prises par Lewis Wickes Hine (New York Public Library)

      

      

    Sources

    http://fotosix.wordpress.com/2011/09/16/la-construction-de-lempire-state-building/

      

      

      

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    Arthur Stanley Jefferson — plus connu sous le nom de Stan Laurel — est né le 16 juin 1890 à Ulverston, Lancastre, dans le nord de l'Angleterre[1]. Il était un acteur mais également écrivain et directeur au cinéma. Avec Oliver Hardy, il formait le duo comique Laurel et Hardy. Il est mort le 23 février 1965 à Santa Monica aux États-Unis d'une crise cardiaque[2].
     
    Biographie 
     
      
    Début de carrière
    Arthur Jefferson est issu d'une famille de gens du spectacle ; sa mère Madge Metcalfe[3] et son père Arthur J. Jefferson[4] sont acteurs de théâtre. Les études scolaires lassent très vite le jeune Jefferson, qui ne rêve que de « monter sur les planches ». Son père ne contrarie pas sa vocation et, dès 1905, l'aide à trouver ses premiers rôles[5].

    Il débute ainsi dans le music-hall anglais, dans la troupe de Fred Karno[6] et plus particulièrement dans la pantomime dans la pièce « Mumming birds ». Le rôle principal est tenu par Charlie Chaplin[7] et Jefferson devient la doublure de Charlie Chaplin. Lorsque Chaplin est présent sur les planches pour jouer le rôle principal, Jefferson joue un peu tous les autres rôles disponibles[8].


    Scène du premier film tourné avec Stan Laurel et Oliver Hardy, Le Veinard, en anglais The Lucky Dog, en 1921.Fin 1912, la troupe part en tournée aux États-Unis et la pièce prend alors le nom « A night in an English music hall ». La pièce s'arrête peu de temps après alors que la vedette principale « Charlot » est débauchée par le studio Keystone de Hollywood[9]. Jefferson s'installe alors en Californie ; rapidement, il se fait remarquer par le cinéma et tourne pour Universal quelques courts métrages muets pastiches du genre slapstick, un genre d'humour impliquant une part de violence physique volontairement exagérée.
      
    Il joue ainsi dans son premier film en 1917 sous le nom de « Stan Jefferson » : Nuts in May. Dans ce film, il joue aux côtés de Mae Dahlberg[10] qui lui conseille de prendre le pseudonyme de « Stan Laurel » pour ses futurs films[11]. Les deux acteurs vivent alors ensemble pendant des années, sans pour autant se marier, Dahlberg étant déjà mariée. Elle porte même le pseudonyme de Mae Laurel lors de plusieurs films[12].

    Il tourne en courant 1920 dans le film Le Veinard, en anglais The Lucky Dog, film produit par Broncho Billy Anderson et tourné sur deux bobines[13]. Il s'agit du premier film qu'il tourne aux côtés de Oliver Hardy[14]. Laurel joue le rôle du héros alors qu'Hardy joue celui d'un voleur[13].
      
    En 1923, il tourne le premier film de sa carrière avec James Finlayson dans The Noon Whistle, La Sirène de midi[15].

    En 1924, il signe un contrat avec Joe Rock, producteur d'Hollywood, pour douze films. À l'occasion de ce contrat, Rock ajoute une clause stipulant que Mae ne peut pas jouer dans les mêmes films que Laurel[16]. Trouvant que l'artiste ne tourne pas aussi vite qu'il le voudrait, Rock propose en 1925 à Mae une somme d'argent et un billet sans retour pour son pays natal : l'Australie[2]. Il disparaît progressivement des écrans pour se consacrer au scénario des films qu'il tourne en tant que réalisateur.
      
    Entre autres, il réalise en 1925, Yes, Yes, Nanette pour Hal Roach dans lequel l'acteur principal est James Finlayson, futur acteur d'une trentaine de films avec Laurel et Hardy. Ce dernier a d'ailleurs un rôle dans le film, en tant qu'ancien fiancé de Nanette, alors que Finlayson est le nouveau fiancé[17].

    Laurel et Hardy
    Article connexe : Laurel et Hardy.
    Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !
    Les deux acteurs se rencontrent une seconde fois sur le tournage de 45 minutes from Hollywood, Scandale à Hollywood, même s'ils n'ont alors aucune scène en commun.
      
    Finlayson apparaît également dans le film alors que Laurel n'a qu'une scène de tout le film, le tout sous la direction de Hal Roach[18]. Ils jouent pour la troisième fois ensemble dans le film Duck Soup[Note 1], sous la direction de Fred Guiol et avec la collaboration de Leo McCarey. Ce dernier est un des premiers à s'apercevoir du potentiel du duo comique[19]. L'histoire du film est tirée d'un sketch du père de Laurel, Arthur J. Jefferson dans lequel deux vagabonds poursuivis par la police prennent la place de riches bourgeois dans une vaste demeure laissée vacante. Le scénario est réutilisé par la suite lors d'un autre film de Laurel et Hardy : Another Fine Mess — Quelle situation ![20],[21].

    En 1929, ils jouent leur premier film parlant de leur carrière, Unaccustomed as we are, en français Une nuit extravagante. Le titre anglais Unaccustomed as we are signifie « Non habitués que nous sommes » et est alors souvent complété en « Non habitués que nous sommes à parler en public », Unaccustomed as we are to public speaking[22]. Un an plus tard, ils tournent ensemble The Laurel-Hardy Murder Case — La Maison de la peur — un court métrage de 28 minutes sur trois bobines.
      
    Il s'agit du premier film dans lequel Hardy prononce la phrase de reproche à l'encontre de Laurel suivante « Here's Another Nice Mess You've Gotten Me Into », en français : « tu m'as encore mis dans un beau pétrin ». Au cours des futurs films qu'ils tournent ensemble, cette phrase revient régulièrement puisque Oliver Hardy la prononce près de 17 fois[23].

    Fin de carrière, décès et legs

    Tombe de Stan Laurel.Il reçoit en 1961 lors de la 33e cérémonie des Oscars un Oscar d'honneur pour s'être frayé un chemin créateur dans le domaine de la comédie au cinéma. Le texte original de la récompense en anglais est : « for his creative pioneering in the field of cinema comedy »[24].

    En 1963, la Screen Actors Guild lui décerne un trophée pour sa carrière dans le cinéma américain. Il est le second artiste à recevoir cette récompense après Eddie Cantor mais tout comme ce dernier, Laurel ne peut pas aller chercher en personne le trophée, sur ordre du médecin[25].

    Stan Laurel est mort le 23 février 1965 à Santa Monica, Californie des suites d'une crise cardiaque, dix ans après avoir subi un accident vasculaire cérébral. Il repose au cimetière du Forest Lawn Memorial Park des collines d'Hollywood à Los Angeles en Californie.
     
     
      
      
      SOURCES :
      
    merveilleux blog sur le CINEMA....
    http://cinemaclassique.skyrock.com/487.html
      
     
     
     
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    ALBERT KAHN

     

     

    Albert Kahn (1860-1940)


    Une enfance alsacienne

    Albert Kahn est né Abraham Kahn le 3 mars 1860 à Marmoutier, dans le Bas-Rhin. Sa famille est relativement aisée. Son père Louis est marchand de bestiaux ; sa mère Babette Bloch est sans profession. Albert est l’aîné de quatre enfants. Il n’a que dix ans quand sa mère décède.

    La famille vit un nouveau bouleversement, quand, à l’issue de la guerre franco-allemande de 1870, le traité de Francfort de 1871 attribue à l’Allemagne l’Alsace et une partie de la Lorraine. Comme de nombreux Alsaciens, une partie de la famille Kahn choisit de rester française ce qui la contraint à quitter leur village en 1872, pour s’installer hors des « provinces perdues », à Saint-Mihiel, dans la Meuse. Le jeune homme poursuit sa scolarité au collège de Saverne, de 1873 à 1876.

    Vers Saverne, Marmoutier, Bas-Rhin, octobre 1919

    Autochrome Georges Chevalier (inv A. 18704)

    © Musée Albert-Kahn - Département des Hauts-de-Seine

    Un banquier dans la cité

    À son arrivée à Paris, à l’âge de seize ans, Abraham Kahn adopte pour prénom d’usage Albert.

    Sa vie professionnelle débute chez un confectionneur de la rue Montmartre puis se poursuit à la banque des frères Charles et Edmond Goudchaux comme employé.

    Tout en gagnant sa vie, Kahn reprend ses études. Mais il a besoin d’un répétiteur pour le soutenir dans son effort. Il est mis en rapport avec un jeune homme brillant, d’un an son aîné, Henri Bergson, qui vient d’entrer à l’École normale supérieure. Leurs rapports de précepteur à élève se transformeront rapidement en une amitié forte et durable, dont témoigne leur correspondance.

    Malgré les longues heures à la banque et les voyages professionnels, Albert Kahn réussit ses baccalauréats de lettres (1882) et de sciences (1883) et entreprend des études de droit. Il obtient sa licence en 1885.

    À la banque Goudchaux, Kahn se signale dès l’âge de 21 ans par ses talents. En quelques années de 1889 à 1893, il bâtit une fortune en spéculant sur les mines d’or et de diamants d’Afrique du Sud.

    Albert Kahn devient associé principal du banquier Edmond Goudchaux. En 1893, il loue une maison au 6 quai du 4-Septembre à Boulogne-sur-Seine. Devenu propriétaire de la maison, il débute la constitution de ses jardins, qu’il achète parcelle après parcelle.

    En 1898, Albert Kahn fonde sa propre banque d’affaires, la « banque Kahn ». Elle est installée au 102 de la rue de Richelieu à Paris. La banque prospère, collabore avec des établissements financiers bien établis et apparaît dans des syndicats de placement au bénéfice de projets industriels ou d’emprunts nationaux et internationaux, japonais notamment.
    La banque Kahn s’assure aussi des revenus générés par les transactions sur toutes sortes de valeurs spéculatives, cotées ou non en Bourse.

    L’aptitude d’Albert Kahn à détecter les hausses de valeur des titres est exceptionnelle. Le patrimoine de la banque et celui de Kahn augmentent considérablement et le financier jouit d’une excellente réputation en France et à l’étranger.

     

    ALBERT KAHN 

    La place de la Bourse, Paris, 1914
    Autochrome de Georges Chevalier, (inv.A 7 562).
    © Musée Albert-Kahn - Département des Hauts-de-Seine

     

    Une oeuvre en faveur de la paix

     

    Dès le 10 février 1887, Albert Kahn écrit à Bergson : « cela va assez bien en ce qui concerne les affaires mais, vous le savez, ce n’est pas mon idéal {…} ».

    L’homme mûr, le banquier qui a réussi, va donc consacrer sa vie et sa fortune, entre 1898 et 1931, à l’établissement de la paix universelle.

    Pour cela, Albert Kahn crée de nombreuses institutions destinées à favoriser la compréhension entre les peuples et la coopération internationale : ses « bourses Autour du Monde » offrent à de futurs enseignants l’opportunité de voyager et de découvrir les réalités du monde. Ces boursiers confrontent leur expérience avec des sommités intellectuelles de l’époque au sein de la « Société Autour du Monde » ; un « Comité National d’Études Sociales et Politiques » (C.N.E.S.P.) compare les solutions apportées aux maux de l’humanité dans divers pays, appuyé par deux centres de documentation sociale ; « les Archives de la Planète » recensent en photographies couleur et films noir et blanc les aspects de la vie dans les cultures humaines. Et aussi la création d’une chaire de géographie humaine à la Sorbonne, la création du Comité du Secours national pour aider les victimes civiles de la Grande Guerre, un laboratoire de Biologie pour perfectionner la microcinématographie, un centre de médecine préventive pour les étudiants. Des œuvres qui contribuent à éveiller la conscience et aiguiser le regard des élites de l’époque et qui tenteront d’être pérennisées dans la Centrale de Recoordination. 

     

    Le Krach boursier et ses conséquences

     

    Le krach boursier de 1929 porte un coup fatal à la fortune du banquier âgé alors de 69 ans. A l’instar d’autres banques françaises, la banque Kahn enregistre un premier déficit à la fin de 1930, nettement aggravé à la clôture de l’exercice suivant.

    En 1931, seuls trois opérateurs travaillent encore aux Archives de la Planète ; la société Autour du Monde connaît des difficultés de trésorerie ; les bourses de voyages s’arrêtent, ainsi que les débats du CNESP.

    Pour réinjecter de l’argent, Albert Kahn hypothèque entre fin 1930 et 1932, les propriétés de Boulogne et du Cap Martin. Puis les fonds propres ne suffisent plus ; Albert Kahn nantit les titres auprès d’autres établissement financiers ; les valeurs continuent de s’effondrer ; il est acculé. Ces créanciers assignent Albert Kahn en justice. En 1932, la banque d’Albert Kahn est déclarée en faillite. Les biens d’Albert Kahn sont peu à peu saisis et vendus aux enchères en 1933 et 1934.
    Une partie de la propriété (comprenant les collections de photographies et de films) est achetée par le département de la Seine.

    Albert Kahn conserve l’usage de sa maison de Boulogne, bien qu’elle ne lui appartienne plus. En 1937, les jardins sont ouverts au public. Dans la nuit du 13 au 14 novembre 1940, Albert Kahn meurt dans sa maison de Boulogne, à l’âge de 80 ans.

    L'homme Albert Kahn

     Albert Kahn, se tenant souvent en retrait, refusant de parler de lui-même, a rendu difficile l’écriture de sa biographie. L’on sait néanmoins selon différents témoignages qu’il s’exprimait avec un accent alsacien très prononcé. Il s’habillait toujours fort simplement et son ascétisme se manifestait dans de nombreux aspects de sa vie. On sait qu’il avait des chiens et qu’il était végétarien.

    Ses journées commençaient à cinq heures du matin. S’il avait choisi de vivre seul, il lui arrivait de recevoir quelques amis comme Bergson ou Rodin, auquel il acheta quatre marbres. Joueur de piano (dont il prenait des leçons le mercredi), il assistait régulièrement à des concerts notamment au festival de Bayreuth.

    Albert Kahn alterne déplacements d’affaires et voyages d’agrément, mais le plus souvent paraît cumuler les deux. Entre 1886 et 1912, il voyage en Europe, au Venezuela, en Égypte, en Russie, au Japon, effectue un tour du monde entre novembre 1908 et mars 1909 et passe par les États-Unis et Hawaï, mais aussi la Chine, l’Asie du sud-est et l’Inde. Il va aussi en Uruguay, en Argentine et au Brésil.

    « J’ai beaucoup voyagé, nous dit-il, j’ai beaucoup lu et j’ai connu tous les grands hommes de mon époque {…} ; ce que j’ai cherché, c’était le chemin de la vie et les principes de fonctionnement ; or, plus j’ai avancé dans la vie et plus j’ai vu la hardiesse et l’extrême difficulté de cette tâche. {…} Essayer de tâcher d’y arriver, reste le plus noble devoir de l’homme.» Albert Kahn In France Japon n°32 du 15 Août 1938

    Albert kahn et le Japon

      

    ALBERT KAHN

    Un attachement particulier

    « Je suis allé à deux reprises au Japon ; j’aime tout particulièrement ce pays et c’est pour cela que j’ai voulu poser ici près de ma demeure, un coin de la terre japonaise. Ma nature a de grandes affinités avec la sensibilité des Japonais et j’apprécie tellement le calme et la douceur de leur façon de vivre. C’est peut-être aussi pour retrouver cette atmosphère qui m’est si familière que j’ai voulu vivre parmi les fleurs et les arbres du Japon »
    Albert Kahn interviewé pour la revue France-Japon, 15 Août 1938.

      

      

      

      

      

      

      

    Un « banquier japonisant »

    En tant que banquier, Albert Kahn entretient des relations privilégiées avec le Japon. Au cours de déplacements au Japon qui cumulent voyages d’affaires et voyages d’agrément, il noue des liens forts avec des Japonais.

    Si l’on a peu de détails, on pense néanmoins que son action a été remarquable puisqu’à l’occasion d’un déjeuner qui lui était offert par l’Université de Tokyo, lors d’un séjour au Japon entre 1908 et 1909, « trois coupes en or lui sont remises de la part du Mikado {soit l’Empereur, lui-même} ». Puis, au cours de ce même séjour, il est photographié en tant que délégué d’un groupe de capitalistes français pour le journal L’Illustration en compagnie du comte Shigenobu Okuma (deux fois premier ministre du Japon, président de l’Université de Waseda), de M. Naruse, recteur de l’Université, du Baron Motono, ancien ambassadeur du Japon en France, de M. Gérard, ambassadeur de France au Japon, et de MM. Okura, Morimura et du baron Matsuo, financier.

    Un « philanthrope japonisant »

    Les voyages au Japon qu’effectue Albert Kahn et la création de son jardin japonais peuvent être mis en parallèle. Au retour d’un premier voyage, le banquier lance la construction de la première partie de son jardin nippon en 1897, jardin que des « artistes japonais viendront spécialement dessiner et planter ».

    La seconde partie est mise en travaux durant l’hiver 1908-1909, au moment où Albert Kahn visite l’empire du Soleil Levant, lors d’un voyage autour du monde. Le journal de bord tenu alors par son chauffeur et photographe Albert Dutertre confirme ses nombreuses visites dans les jardins et les hauts lieux japonais. Là, il a pu en apprécier toute la subtilité qu’il retranscrit dans son jardin à Boulogne.

    Son amour pour la culture japonaise est inscrit dans son jardin de Boulogne mais aussi à l’École normale supérieure de jeunes filles de Sèvres, à qui il offre un jardin japonais en 1925. Il charge alors son propre chef jardinier à Boulogne – Louis Picart – des travaux de construction.

     

    "Un mécène japonisant"

     

    En 1906, Albert Kahn fonde les bourses Autour du Monde au Japon qui seront attribuées dès 1907. Parmi les 18 lauréats beaucoup s’illustrèrent par la suite dans l’histoire intellectuelle ou politique de leur pays. On compte, entre autres, six professeurs de droit, trois professeurs d’économie politique, deux professeurs d’histoire du Japon, deux de pédagogie, un professeur de sciences religieuses, un professeur de statistiques et un professeur de littérature chinoise.

    Le Prince Hirohito, à l’époque héritier du trône, effectue pendant l’été 1924 une visite à Weitbruch, en Alsace, en compagnie d’Albert Kahn. Le futur empereur veut connaître la vie d’un petit village d’Alsace. Quant à la princesse, elle s’intéresse à l’école communale. Ils vont aussi à Vittel et à Saverne.

    La Société Autour du Monde semble être elle aussi marquée par l’attachement d’Albert Kahn pour le Japon. De nombreuses grandes personnalités japonaises ou japonisantes en sont membres ou invitées.

    Parmi les français amoureux du Japon, on trouve Paul Claudel, ambassadeur de France à Tokyo de 1921 à 1927, invité en 1921 ou Louis Gonse, historien de l’art, rédacteur en chef de la
    Gazette des Beaux-Arts, l’un des premiers grands collectionneurs d’art japonais, invité en 1913 et 1916.

    Parmi la quarantaine de personnalités japonaises, on trouve :

    - Des membres de la famille impériale (notamment deux filles de l’Empereur Meiji et leurs époux) ou de la noblesse,

    - Des diplomates, que ce soient de nombreux ambassadeurs du Japon en France tel le Baron Ichirô Motono. Mais aussi, les membres de la délégation du Japon à la conférence de la Paix de 1919, le secrétaire général de la SDN, etc.

    - Des financiers par exemple le chef du trésor national,

    - Des artistes comme Foujita, le peintre devenu une figure du « Tout Paris ».

      

      

     

     

      SOURCES : http://albert-kahn.hauts-de-seine.net/albert-kahn/albert-kahn-et-le-japon/

     

     

     

     

     

     

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    Au XIXe siècle, la fréquentation des cabarets et des théâtres est un aspect fort important de la culture urbaine, populaire ou petite-bourgeoise.

    Accusés de favoriser l’ivrognerie, la violence et la prostitution, les cafés populaires et les cabarets sont souvent dénoncés comme des lieux de débauche.

      

      

    Pendant tout le XIXe siècle, le peuple de Paris fréquente des bals publics où l’on danse les dernières danses à la mode. En 1843, les fils Mabille ouvrent sur les Champs-Elysées un bal révolutionnaire par son utilisation de l’éclairage au gaz et de danseurs professionnels.

    Les Parisiens vont rire et pleurer devant toutes sortes de drames, mélodrames, vaudevilles, opéras et opéras-comiques. Si le théâtre de Guignol est plutôt destiné aux pauvres,

     

    L'Ambigu - Comique

      

    si L’Ambigu-Comique ou La Gaîté ont la réputation d’être des salles populaires, la majorité des théâtres de boulevard accueille un public mêlé : même si le petit peuple domine les salles, les billets bon marché (quelques dizaines de centimes au “ paradis ”) et plus chers (parfois cinq francs la place dans une loge) imposent une certaine diversité sociale.

      

    Offenbach triomphe aux Variétés sous le Second Empire, tandis que les pièces de Labiche et de Meilhac et Halévy remportent des succès éclatants dans les théâtres de boulevard des années 1870 et 1880.

     

     

     

    Auteur : Ivan JABLONKA

      

      

    Sources

     

     

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     Eugène Atget : cour du Dragon

    Cour du Dragon, vers 1900
    quartier Saint-Germain-des-Prés, Paris VIè

      

      

    Belle composition dynamique servie par des perspectives et courbes harmonieuses,
    contrariées par le chaos des voitures à bras du premier plan.
    On remarque sur la gauche l'enseigne de l'atelier de ferronnerie "Aux Fabriques St
    Germain Maison Anglade, ancienne maison Julien". Des lits en fer s'entassent sur la
    droite. Il est intéressant de souligner que Man Ray a acquis une variante de cette image.

      

    Très belle épreuve qui a conservé ses tonalités d'origine.

    La cour du Dragon fut connue sous cette dénomination avant que la rue y prît part ; mais elle ne servait pas encore de passage au beau milieu du règne de Louis XIV. C'était alors l'ancienne Académie, dite bientôt l'académie Royale, sous la direction de Longpré et de Bernardy. Elle comptait autant de pensionnaires que la nouvelle, ouverte rue des Canettes.

      

    L'une et l'autre suivaient à l'envi les traditions de la première institution de ce genre, fondée par Pluvinel, sous la régence de Marie de Médicis.

      

    Les jeunes gens y apprenaient surtout ce dont un gentilhomme se passe le plus difficilement l'équitation, les armes, les mathématiques et la danse.

    En cette cour du Dragon, rue du Sépulcre, demeurait vers l'année 1770 Mlle Dubois, de la Comédie-Française, chez laquelle M. de Sarral avait ses grandes entrées, dans le même temps que Dorat ses petites.  

     

    Eugène Atget : Cour de Rohan 2 

    Cour de Rohan, 1915
    quartier de la Monnaie, Paris VIè

    Cette image met en valeur la richesse du décor floral qui donne à ce lieu secret une
    atmosphère doucereuse, malgré des façades modestes.
    Belle épreuve aux tonalités bien conservées

     

    L'hôtel de Rohan a été construit en 1705 par l'architecte Delamair pour le comte du fils du prince et de la princesse de Soubise, d'abord évêque de Strasbourg avant d'être nommé cardinal de Rohan.

     

    L'hôtel a accueilli quatre cardinaux de Rohan. Napoléon Ier en fit le siège de l'Imprimerie impériale et du dépôt des Archives nationales. L'hôtel de Rohan abrite aujourd'hui une partie des archives nationales. A voir Le bâtiment en lui-même Les Chevaux du soleil sculptés par Robert Le Lorrain. Le cabinet des Singes.

     

    A faire Visiter ce superbe hôtel particulier A proximité Le musée Picasso

    L'hôtel de Soubise 

    Eugène Atget : Cour de Rohan  

    Cour de Rohan, 1915
    quartier de la Monnaie, Paris VIè

      

    Remarquons sur la gauche au premier étage le couple à la fenêtre ainsi que les cages à
    oiseaux.
    Epreuve aux tonalités homogènes. Fente de 2 cm dans la partie supérieure gauche de
    l'épreuve. Petit fente et pli dans la partie supérieure droite. Traces de punaise dans la
    partiie intérieure droite

     

    Eugène Atget : rue de la Huchette

    Rue Xavier Privas vue depuis le croisement avec

    la rue de la Huchette, vers 1900
    quartier de la Sorbonne, Paris Vè

      

    Le renfoncement sur la droite avec les vitrines en biais et le balcon existent toujours. Les
    affiches collées sur le pignon de l'hôtel de Vannes vantent les bains de mer àFouras et
    aux Sables d'Olonne. Les commerces en vis à vis sont des débits de boissons...

    « Son appellation vient d'une enseigne attestée à la fin du XIIIe siècle : la Huchette d'or. Célèbre dès la fin du Moyen Âge pour ses auberges, et au XVIIe siècle pour ses rôtisseurs et ses cabarets, elle était aussi malfamée, et ses coupeurs de bourses renommés. Les maisons anciennes y sont nombreuses.

    Au no 14, à l'angle de la rue du Chat qui pêche, un médaillon plaqué sur la façade est orné d'un Y, rébus pour « lie-grègues », lacets de fixation entre culottes et hauts-de-chausse. La rue a retrouvé son activité bourdonnante du Moyen Âge avec l'implantation de nombreux restaurants méditerranéens ou exotiques


     

    Eugène Atget : Le château Rouge

    Le Château Rouge, rue Galande, 1899
    quartier de la Sorbonne, Paris Vè

      

    Il est intéressant de rappeller la réputation de traquenard du Château Rouge, où gueux et
    alcooliques se retrouvaient au XIXè siècle. Au dessus du porche "Ancienne Maison
    Cadoux", "vins, cafés, bières...".

    LE CHATEAU ROUGE RUE GALANDE

    Par Bernard Vassor
    medium_Château_rouge_rue_galande_tondeur_010_sepia.jpg
    medium_CHATEAU_ROUGE_RUE_GALANDe_11.jpg
    Son nom, le Château Rouge, lui vient de la
    façade peinte en rouge "sang-de-boeuf 3

    57 rue Galande*

    Certains historiographes prétendent que ce fut la demeure

    de Gabrielle d'Estrée, la favorite d'Henri IV ????

    Sur les gravures du XIX° siècle, nous voyons que le prédécesseur

    de Pierre Trolliet, était un nommé Cadiou.

    Le Château-Rouge était le tapis-franc le plus infâme du quartier de la place Maubert. entre l'allée d'un hôtel louche et la porte d'un "assommoir" s'ouvrait un long couloir étroit. L'entrée du cabaret, était une vaste et close chambrée, de sordides buveurs attablés, hommes en blouses et filles crottées, abrutis par l'alcool. L'arrière -boutique était réservée aux riches souteneurs en vestes de velours et casquettes à pont.

      

    Le raide, la verte et le gros-rouge étaient les seules boissons consommées dans ce lieu. C’était un asile de nuit pour vagabonds qui moyennant quelques centimes, étaient admis à « dormir à la corde», c’est-à-dire assis sur un banc, la tête appuyée contre une corde qu’on lâchait à deux heures du matin. Les pauvres bougres étaient alors jetés à la rue par le patron armé d’un nerf de bœuf, aidé dans sa triste besogne par des garçons qu’il a recruté parmi des lutteurs.

     

     

    Eugène Atget : Saint séverin

    Saint Séverin, vers 1900
    quartier de la Sorbonne, Paris Vè 

     

     

     

    Eugène Atget : impasse des Boeufs

     

     

    Impasse des boeufs, rue Valette, 1898
    quartier de la Sorbonne, Paris Vè

    Dans cette image où les façades délabrées s'imbriquent en trompe l'oeil, on aperçoit sur la
    droite une échope de cordonnier

    "Ressemelage hommes dames,

    talons hommes dames" et
    une enseigne peinte de fabrique d'appareils

    photographiques "Ancienne maison Misoir".
    Fente de 1 cm en haut à gauche de l'image.

     

    Eugène Atget : Saint Julien Le Pauvre

     

    Saint-Julien-le-Pauvre, 1898
    quartier de la Sorbonne, Paris Vè

    Jolie vue dans laquelle le vieil homme assis devant l'entrée

    permet d'établir une échelle.

     

    D'abord modeste chapelle d'un hospice élevé au carrefour de deux grandes voies romaines partant de Lutèce, elle fut détruite lors de

    l'invasion des Normands en 886. En ruine, Henri Ier en fit ensuite don à l'évêque de Paris vers 1030. L'église actuelle ne fut ensuite

    commencée que vers 1170 et terminée vers 1240, ce qui en fait l'une des plus anciennes de Paris.

    En 1655, elle est cédée à l’Hôtel-Dieu de Paris.

    Durant la Révolution française elle est déclarée bien national et devient grenier à sel en 1790. Elle retrouve sa vocation religieuse en 1826 et est consacrée au rite byzantin en 1886.

    Une iconostase réalisée en 1900 sépare le chœur de la nef.

      

    Une dalle de l'ancienne voie romaine de Lutèce à Orléans

    se trouve en bas et à droite de la façade

     

    Eugène Atget : Saint Julien le Pauvre

    Saint-Julien-le-Pauvre, 1898
    quartier de la Sorbonne, Paris Vè

    Remarquons au premier plan sur la droite la femme près du puits et les vestiges de
    colonnes ouvragées dans les restes du ramparts.

     

    Eugène Atget : Saint Julien le Pauvre  

    Saint-Julien-le-Pauvre, 1898
    quartier de la Sorbonne, Paris Vè


                          Remarquons au fond de la cour, un réduit contenant

    bombonnes de vin, tonneaux et
    divers objets.

        

     Eugène Atget : Rue laplace et MOntagne Sainte Geneviève

     

    Angle de la rue Laplace et de la rue de la Montagne-Sainte-
    Geneviève, 1898

    quartier de la Sorbonne, Paris Vè


    Cette prise de vue vers l'église Saint-Etienne-du-Mont met en valeur le premier plan, où
    l'on aperçoit une exceptionnelle enseigne "Lecture" en forme de livre ouvert.
    A l'angle des rues, se trouve l'épicerie "F. Morlé" surmontée d'une enseigne "Ancienne maison
    Audois, fruits et primeurs, salaisons d'Auvergne, Chocolat Vinay".
    Sur la devanture de droite, la presse parisienne côtoie des bêches et des balles pour enfants.

     

     

    Eugène Atget : auberge du Cheval Banc

     


    Auberge du Cheval Blanc, 4 rue André Mazet, 1908
    quartier de la Monnaie, Paris VIè

      

    L'Auberge du Cheval Blanc est un ancien relais de Poste, d'où partaient, sous le règne de
    Louis XIV, les diligences pour Orléans.

    Remarquons les rideaux du rez-de-chaussée, qui
    contrastent avec la façade décrépie de l'édifice.

     

     

    Image

    Paris
    Cour de l'Auberge du Cheval Blanc, rue Mazet


    Un magnifique coupe-gorge à la Louis XIII !

     

    Eugène Atget : Auberge du Cheval Blanc

    Auberge du Cheval Blanc, 4 rue André Mazet, 1908
    quartier de la Monnaie, Paris VIè

      

    L'Auberge du Cheval Blanc est un ancien relais de Poste, d'où partaient, sous le règne de
    Louis XIV, les diligences pour Orléans.

    Déchirures sur le bord supérieur et le côté gauche, ainsi que deux traces de
    manipulations. Pli à l'angle inférieur droit.

      

    Eugène Atget : Rue Saint André des Arts

    27 rue Saint-André-des-Arts, depuis la rue Gît-le-Coeur. 1899
    quartier de la Monnaie, Paris VIè

      

    Au n° 27 rue Saint-André-des-Arts, se trouve le bel Hôtel Duchesne (dit également
    Maison des Trois Chapelets) dont l'actuelle façade ornée d'un élégant balcon date de
    1748. Au rez-de-chaussée de l'hôtel particulier se trouvent, sur la gauche, une boutique
    "d'éclairage" et "transformation de lampes en tout genre" et, sur la droite, la "Boucherie
    St André des Arts L. Duval".

      

    L'hôtel abrite également la "Clinique des Yeux du Dr
    Landolt" ainsi que l'établissement "M. Gabriel, Peinture Vitrerie".
    Remarquons au premier la réclame du marchand de vin

    de la rue Gît-le-Coeur "[...]des vins sans eaux".

      

    Image  

    Rue de Buci PARIS 6è 

     

    Cette voie fut ouverte au XIIIe siècle. Elle prit le nom de Buci dès 1352 en l'honneur de Simon de Buci, premier Président au Parlement de Paris en 1341 qui acheta en 1350 la porte Saint-Germain sur laquelle donnait cette rue.

    Elle fut également appelée :

    « rue qui tend du Pilori à la Porte de Buci »,

    car un pilori existait à côté de l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés en vertu d'une charte accordée par Philippe-le-Hardi à cette abbaye.

     

    À l'angle de la rue de Buci et de la rue Dauphine, chez le traiteur Nicolas Landelle, de 1729 à 1739, se réunissait la célèbre goguette du Caveau, première du nom. La salle basse où elle se réunissait donna son nom à la société. Il se perpétuera jusqu'en 1939, à travers quatre sociétés successives différentes. 

     

    • Le Café de Buci, situé à l'angle des rues de Buci, Mazarine et Dauphine, classé aux monuments historiques
    • Le Molière, situé au 12 rue de Buci est classé monument historique. En effet, à quelque mètres se tenait le jeu de paume de la Croix Blanche,de plus, ce fut le lieu où Jean-Baptiste Poquelin pris son célèbre pseudonyme, Molière.  

      

      

      

    lien intéressant

     

    http://www.eugene-atget.com/atget-3-decembre-

    2011-yvesdimaria.pdf

     

    http://www.eugene-atget.com/pages/f

    iches/chateau-rouge.html 

     

     

     

     

     

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    Eugène Atget 1912
    Zoniers. Porte d'Italie (13e arrondissement)

     

    Les fortifs et la zone

    No man's land inconstructible, la zone est un anneau de 300 mètres de large qui entoure Paris au-delà des fortifications de Thiers laissées à l'abandon.
     

    C'est dans cette zone que se regroupent les chiffonniers pour y vivre et trier leur butin.
    Eugène Atget, photographe infatigable de Paris, est un des rares photographes à s'être intéressé à la zone au tournant du XXème siècle.

    Les habitants
    par Guillaume Le Gall


    Petits métiers et habitants

    Sur la scène de ce théâtre urbain, Atget photographie l'activité du commerce de la rue (petits métiers, boutiques, étalages, etc.).

    La série des petits métiers d’Atget, commencée en 1897, s’inscrit dans une longue tradition iconographique qui s’affirme comme un genre, et à l’intérieur duquel nous distinguons deux types de productions différentes. L’une est d’origine populaire (la production des graveurs de la rue Saint-Jacques par exemple), l’autre relève davantage des grandes suites d’auteurs (Abraham Bosse, Bouchardon, etc.).
      
     
       
    Eugène Atget 1912
    Zoniers. Porte d'Italie (13e arrondissement)  
     
      
    Certaines photographies de petits métiers d’Atget présentent des analogies formelles et structurelles avec ces dernières. Seulement, le photographe ne se contente pas de réinterpréter cette tradition,
    il réussit à inventer un nouveau style documentaire.
     
      
      
      
     
    Eugène Atget
     
    Zoniers. Poterne des Peupliers (13e arrondissement) 
     
      
      
      
    Chez Atget, en effet, le petit métier ne se réduit pas au seul motif pittoresque que le folklore du XIXe siècle avait mis à la mode, mais intègre celui-ci dans son environnement proche. 
         
     
     
     
    Eugène Atget
    Zoniers. Poterne des Peupliers (13e arrondissement) 1912 
     
    Après avoir photographié les petits métiers, Atget s'intéresse aux étalages, aux boutiques et aux marchés. Ces activités présentent pour lui des aspects qui participent à la morphologie générale du vieux Paris. Ainsi, les marchandises exposées sortent du cadre strict de la boutique, débordent sur les trottoirs.
      
     
    Eugène Atget
     
    Zoniers. Porte d'Italie (13e arrondissement)
      
    Les kiosques, notamment, deviennent chez Atget des formes anthropomorphiques qui rappellent les marchands ambulants photographiés quelques années plus tôt, et s'opposent au nouveau développement du commerce que sont les grands magasins de la ville haussmannienne.
     

    Zoniers et populations marginales

    Le vieux Paris n'est pas seulement une nouvelle catégorie de l'histoire urbaine inventée par des personnalités attachées au souvenir d'un passé, il est l'une des conséquences majeures de l'haussmannisation. Les grands travaux de rénovation urbaine ont fait apparaître, par contraste, le vieux tissu urbain comme une trace de l'ancienne ville. Dans une certaine mesure, Atget rend compte de ce processus. Mais le photographe ne s'arrête pas à la seule description de la ville comme artefact, il élargit son champ d'intérêt à la population marginalisée par les transformations urbaines. Ainsi, les habitants de la zone, périphérie du centre haussmannien, constituent pour lui un sujet qu'il va traiter sous la forme d'un album : Les Zoniers.
      
      
      
    Eugène Atget
    Porte d'Ivry, 18 et 20 impasse Masséna, sur les fortifications (13e arrondissement), 1913  
      
    Propriété de l'armée, cette zone était non aedificandi, c'est-à-dire qu'aucune habitation fixe ne devait s'y construire. Dans cet album, Atget fait le portrait d'une population démunie qui vit sur une zone située entre les fortifications et la banlieue. Il dresse une typologie des constructions éphémères et, souvent, photographie les zoniers dans leur environnement immédiat.
     
      
    Eugène Atget
    Marchande de mouron 1899
     
      
    Le propos d'Atget est assez clair. Alors que le centre de Paris se modernise et offre un certain confort, les marges de la ville sont habitées par une population laborieuse. Atget fait le constat de cette configuration urbaine et invente une nouvelle approche documentaire en photographie. C'est en partie pour son nouveau style documentaire que de nombreux photographes des années vingt vont le tenir pour le précurseur de la photographie moderne.

     
     
     
     
     
    Eugène Atget
     
    Zoniers. Poterne des Peupliers (13e arrondissement)
     
      
     
     
     
     
    Eugène Atget
    Zoniers. Porte de Choisy (13e arrondissement)
     
      
      
      
     
     
     
     
    Eugène Atget
    Chiffonniers. Boulevard Masséna (13e arrondissement
     
      
      
     
     
     
     
    Eugène Atget
    Zoniers. Porte d'Ivry (13e arrondissement)
     
      
      
     
     
     
     
    Eugène Atget
    Chiffonnier. Cité Trébert, porte d'Asnières (17e arrondissement)
     
      
      
     
     
     
     
    Eugène Atget
    Intérieur d'un chiffonnier. Boulevard Masséna (13e arrondissement)
     
      
      
      
      
      
     
    SOURCES
      
      
     

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    Eugène Atget
    Rue Zacharie, en septembre 1899

     

     

    La rue
    par Guillaume Le Gall


    Les transformations d'Haussmann

    Pressée par la révolution de 1848, l'œuvre du préfet Haussmann accomplit avec force les transformations de Paris commencées sous la Restauration.
      
      
    Le pouvoir en place voulait éviter de nouveau tout soulèvement populaire. Pour ce faire, il fut décidé de désengorger le centre de Paris, pour faciliter la circulation mais aussi pour assainir certains quartiers insalubres. Ainsi, les grandes percées des boulevards participaient de l'organisation générale du nouvel urbanisme parisien.
      
      
     
    Rue Mouffetard 1899
     
     
    L'embellissement de Paris passa aussi par l'élévation de monuments. Posés au bout des grandes perspectives ouvertes par les voies de communication nécessaires au développement industriel et moderne dont Napoléon III voulait doter la capitale, les monuments du second Empire vont créer une rupture d'échelle avec le vieux Paris. Sans saisir les liens consubstantiels entre les monuments et leur environnement, l'administration haussmannienne négligera jusqu'au mépris le tissu urbain mineur. C'est ce que l'architecte viennois Camillo Sitte qualifia en 1889 de “maladie moderne du dégagement”.
      
     
    Eugène Atget
    17, rue Séguier. Maison du théologien Jacques de Sainte-Beuve 
      
      
    À cette critique que Haussmann rencontra maintes et maintes fois, il rétorquait dans ses Mémoires : “Citez-moi un ancien monument digne d'intérêt, un édifice précieux pour l'art que mon administration ait détruit ou dont elle se soit occupée sinon pour le dégager et le mettre en aussi belle perspective que possible.”
     

    L'activité de la rue

    Atget ne photographie jamais les transformations haussmanniennes.
      
      
    Ceci à tel point que l'on peut supposer une démarche consciente et volontaire. Dans tous ses travaux, il évite soigneusement les traces de ces transformations et préfère rendre compte de l’une des conséquences du processus de l'haussmannisation de la ville : la distinction entre un nouveau et un vieux Paris.
      
     
     
      
    Eugène Atget
    Place Saint-Médard, rue Mouffetard 1899
      
      
      
    Le photographe s'intéresse donc à l'ancienne ville et aux activités qui s'y déroulent. Ces activités nombreuses sont, pour Atget, l'image d'un Paris qui persiste, et non pas une simple évocation nostalgique. Bien plus, ce vieux Paris, son mode d'organisation sociale, ses rites et ses usages présentent une véritable alternative à la modernité haussmannienne et à ses mutations.
     
     
     
    Eugène Atget
    Un coin rue Monge 1899
     
    Pour lui, les personnages qui animent ces rues façonnent l'espace urbain et sont, littéralement, la ville. Car les activités des petits métiers, des commerces de rue ou des étalages ne sont pas contraintes par les nouvelles dispositions de l'urbanisme haussmannien.
      
     
     
     
     
    Eugène Atget
    Montmartre, Maison de musette, rue du Mont-Cenis
      
      
    Ainsi, sur les photographies d'Atget, la profusion des marchandises portées à même le corps des marchands confère à la vieille ville une morphologie dynamique et vivante. Les étalages qui débordent sur les trottoirs, brouillant les limites entre l'espace privé et l'espace public, renvoient, eux, à l'organisation spatiale propre à la ville pré-haussmannienne.

     
    Eugène Atget
    Marchand de glaces, boulevard Saint-Michel 1899
     

    Deux villes, deux théâtres

    Atget photographie Paris en prenant le soin que jamais l’œuvre haussmannienne, pourtant largement achevée, n'investisse ses images. Il y avait donc pour Atget “deux villes” dans une même et une seule ville. Aussi, il est commode d'y distinguer deux théâtres et deux décors urbains. Loin des attractions de la vie moderne qui se déroulent sur les grands boulevards, Atget pose le décor de son théâtre urbain en photographiant les rues vides du vieux Paris.
    Eugène Atget
    Sainte-Pélagie en août 1898, démolie en mai 1899. Dans le fond, l'hôpital de la Pitié  1898
     
     
    Quand il photographie l'activité des Parisiens, ceux-ci sont pris dans leur environnement immédiat que constitue le tissu urbain de la ville. Alors que d’un côté, “les façades haussmanniennes, construites isolément les unes des autres, doivent être comprises en un tout, en la seule page qu’elles dressent dans le déroulement du décor qu’elles trouent parfois” (Gustav Kahn), de l’autre côté, Atget photographie la scène d’un théâtre urbain qui renvoie au pittoresque du vieux Paris.
      
     
       
    Eugène Atget
    Rue Villedo 1907
     
    Mais la notion de pittoresque est délicate et recouvre plusieurs sens, parfois contradictoires. Traditionnellement, le pittoresque est une catégorie esthétique [la vision pittoresque, “c'est la capacité de voir avec l'œil d'un peintre” (Reynolds)]. Mais, au XIXe siècle, la notion s'élargit et s'étend aux domaines de la ville et de l'urbanisme. La perception pittoresque devient cette capacité à faire resurgir la ville ancienne en partie disparue. De son côté, par un travail méticuleux sur les formes constitutives d'un passé, Atget évite toute nostalgie pittoresque généralement associée au vieux Paris.
     
     
     
    Eugène Atget
    Rue de la Montagne-Sainte-Geneviève 1899
    SOURCES 

    http://expositions.bnf.fr/atget/arret/06.htm

     

     

     

     

    Eugène Atget
    Vieille maison, coin rue de l'Abbaye et Cardinale 1900 

     

     

     

     
     

    Coin de la rue de l'échaudé - rue de Seine - PARIS SAINT GERMAIN DES PRES

     

    Le Paris d'Atget

    sources son BLOG :

    http://www.jeanpierrecrochet.fr/index.php/2009/01/13/2002-atget?cos=1

    "Le Paris d’Atget n’est plus pour beaucoup parmi nous qu’un souvenir d’une délicatesse déjà mystérieuse. Il vaut tous les livres écrits sur ce sujet. Il permettra, sans doute, d’en écrire d’autres."
    Pierre Mac Orlan, Atget photographe de Paris, Henri Jonquières éditeur, 1930


    En se concentrant sur la « zone », cette ère géographique comprise entre les fortifications et la banlieue, Atget fait le portrait d’une population inscrite dans un environnement marginal et spécifique. Plus encore, il photographie un lieu de tension, entre ville et campagne, où une partie de l’histoire de la formation de Paris s’est écrite.


    Atget, une rétrospective


    Les terrains vagues Jacques Réda
    "Appuyé dans cette attitude pensive à mon guidon, je me propose de créer l'Union pour la Préservation des Terrains Vagues. L'U.P.T.V […] Une moitié ou moins de ces espaces devrait être laissée à l'abandon. Avec le danger que représentent ces tas de planches et de plâtre, et l'insalubrité de ces épandages d'immondices et d'eaux sales ? Faîtes à tout hasard piquer vos enfants contre le tétanos, la typhoïde, ils ne s'enhardiront jamais trop. D'ailleurs on aura soin de ne pas abattre les palissades, en tôles et madriers capables de résister cent ans. Car quelque agrément qu'on éprouve quand on y rôde, le terrain vague se déploie d'abord, entre ces interstices, comme un plan de méditation."
    Les ruines de Paris, Paris, Poésie Gallimard, 1993, p. 45-46.





    Eugène Atget Chiffonniers. Porte d'Asnières, Cité Valmy (17e arrondissement) Tirage entre 1913 et 1915 d'après négatif de 1913 Photographie positive sur papier albuminé, d'après négatif sur verre au gélatino-bromure. Épreuve : 17,3 x 21,1 cm. Support : 39,4 x 27,5 cm© Bibliothèque nationale de France, Estampes Oa 173c réserve, microfilm : G045827. Mentions manuscrites au dos : numéro de négatif, et sur le support : titre et date de négatif : 1913





    Eugène Atget Repasseur Tirage de 1899 ou 1900 d'après négatif de 1899 Photographie positive sur papier albuminé, d'après négatif sur verre au gélatino-bromure. Épreuve : 21,5 x 17,2 cm© Bibliothèque nationale de France, Estampes Oa 615 t.1, microfilm : G067169. Mentions manuscrites au dos : titre d'une autre main et numéro de négatif en partie effacé. Épreuve très pâlie





    Eugène Atget Élargissement de la rue du Petit-Pont. Vue prise de la rue Galande, février 1908 Tirage entre 1908 et 1927 d'après négatif de 1908 Photographie positive sur papier albuminé, d'après négatif sur verre au gélatino-bromure. Épreuve : 16,7 x 21,5 cm Numéro de négatif coupé dans l'épreuve en bas à gauche© Bibliothèque nationale de France, Estampes Eo 109b boîte 15, microfilm : H042607, T040644. Mentions manuscrites au dos : titre et numéro de négatif






    Chiffonniers Bd Masséna : Porte d'Ivry [13ème arr]. N ° Atget : 342. 1912. Photographie positive sur papier albuminé d'après négatif sur verre au gélatinobromure ; 17,3 x 21,6 cm (épr.) ; 39,4 x 27,5 cm (sup.. [Cote : BNF - Est. Oa 173c rés.  

      

     
    Eugène Atget
    Rue de l'Abbaye Paris 6è
     
     

     

     
    Eugène Atget
    Coin rue de l'Ave-Maria 
     
     
    Eugène Atget
    Rue Saint-Jacques, coin Saint-Séverin 1899
     
     
     
    Eugène Atget
    Palais-Royal, passage du Perron. Mai 1906
     
     
    Eugène Atget
    Passage Hulot, 41 rue Montpensier, juin 1906
      
      
     
    Eugène Atget
    Passage Beaujolais, 47 Montpensier, mai 1906
     
     
     
    Eugène Atget
    Boutique, 26 rue Sainte-Foy 1903
     
    Eugène Atget
    Rue Saint-Julien-le-Pauvre 1899
      
     
      
     
     
     
     
    Eugène Atget
    Cul-de-sac Fiacre, 81 rue Saint-Martin (4e arrondissement)
    1911
      
     
    Eugène Atget
    Impasse de la Salembière, 1898
     
     
     
    Eugène Atget
    Cour, 22 rue Quincampoix 1912
     
     
     
    Eugène Atget
    Impasse du Bœuf, rue Valette, 1898-1899
     
     
     
    Eugène Atget
    Puit (sic), cour, ancien couvent des Minimes de Chaillot,
     9 rue Beethoven à Passy 1901
     
     
     
    Eugène Atget
    Vieille ferme, 262 rue Saint Jacques, 1903
     
     
     
     
    Eugène Atget
    Passy : rue Berton 1900
     
     
     
     
    Eugène Atget
    Le passage des eaux à Passy 1900
     
     
    Eugène Atget
    Rue Brisemiche 1899
     
    sources
    photographies
     
       
     
     
     
     
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    Palais Royal  Charles Marville 1850

     

    Photographier l'architecture
    par Guillaume Le Gall

     

    Photographie et architecture

    La photographie primitive trouva dans l'architecture un sujet statique idéal qui lui permettait d'effectuer des temps de pose illimités. À cela, il faut ajouter l'intérêt croissant de la société du second Empire pour l'inventaire systématique des monuments anciens, de style gothique en particulier.
    Au surplus, dès 1851, le critique Francis Wey insiste sur la valeur documentaire de la photographie et sur ses qualités à représenter l'architecture :
      
    “Une médiocre épreuve héliographique du portail de Chartres ou de Bourges sera toujours préférable, et comme fini, et comme relief, et comme précision, à la gravure la plus accomplie. Dans toutes sortes de sujets, la reproduction plastique est tout, et la photographie en est la perfection idéale. Telle est même la puissance presque fantastique du procédé, qu'il permet à l'examinateur d'un dessin d'architecture de l'explorer comme la nature même, et d'y faire des découvertes inaperçues sur le terrain.”
      
    Ces capacités que l'on attribuait à la photographie engagèrent la même année la Commission des Monuments historiques à commander à cinq photographes (Baldus, Le Secq, Le Gray, Bayard et Mestral) une mission héliographique en vue de constituer l'inventaire des richesses monumentales de chaque grande région de France. Mais les résultats, pourtant très satisfaisants, de cette mission ne furent jamais publiés. Forts de cette expérience, certains photographes constitueront de leur propre initiative des albums dans l'espoir de les publier.
     
     
     

    Édouard Baldus (1813-1882)
    "Vue des deux ailes et des squares. Place Napoléon III", tome I
     
    1856-1857
    Album "Réunion des Tuileries au Louvre. 1852-1857". Recueil de photographies publié par ordre de S. Exc. Mr Achille Fould ministre d'État et la Maison de l'empereur
    Demi-reliure en maroquin vert. Titre au dos décoré du chiffre couronné de Napoléon III
    Don du ministère d'État, 22 juin 1860 ;
     
    © Bibliothèque nationale de France, Réserve des livres rares, département des Estampes et de la Photographie.Ve-79-Fol. à Ve-79c-Fol. Rés.
     

      

      

      Henri Lesecq (1818-1882)

    Saint-Loup de Naud
     
    1851

    Une approche monumentale : l'exemple de Le Secq

    Jean Louis Henri Le Secq Destournelles (1818-1882) publia la majeure partie de ses clichés pris des cathédrales de Chartres, de Strasbourg et de Reims sous la forme d'albums photographiques. Le Secq décompose l'édifice en parties autonomes qui se suffisent à elles-mêmes. La compréhension de l'édifice se réalise donc par l'accumulation de ces parties. C'est avec un souci archéologique qu'il reconstitue un ensemble monumental.
    Henri de Lacretelle, commentant le travail de Le Secq, écrit : “Il a rapporté pierre à pierre les cathédrales de Strasbourg et de Reims […].
      
      
    Nous sommes montés, grâce à lui, sur tous les clochers ; nous nous sommes suspendus à toutes les corniches. Ce que nous n'aurions jamais découvert avec nos yeux, il l'a vu pour nous, en posant son appareil sur toutes les hauteurs.” L'album, considéré comme une totalité, avait suscité un tel enthousiasme que Lacretelle n'hésita pas à déclarer que Le Secq, reconstituant Reims et Strasbourg, avait “fait son monument”.
     
      
    1904 - Eugène Atget
    Saint-Gervais-Saint-Protais
     
     
     
      
    Le monumental se retrouve aussi dans la dimension que les photographes donnaient à leurs épreuves, comme si la monumentalité était proportionnelle à la dimension de l'épreuve photographique. Les photographes de cette époque, les primitifs, se plaçaient dans une tradition de la représentation du monument qui se résumait souvent à faire le “portrait” d'édifices sans appréhender l'espace interne de l'enveloppe architecturale.
     

    L'approche d'Atget

    Pour l'église Saint-Gervais-Saint-Protais, Atget envisage l'étude du monument à l'intérieur et au cœur de celui-ci. À ce titre, il n'évoque l'extérieur de l'église que par la maquette de la façade. La lente progression des détails des miséricordes vers les vues plus larges du chœur et des collatéraux introduit une approche spatiale de l'architecture accompagnée d'une analyse volumétrique.
      
      
    Quand Atget photographie l'intérieur de l'église Saint-Séverin, il utilise les rangées de chaises dans les collatéraux pour appuyer le mouvement et l'enchaînement des espaces. Un éclairage subtil des structures architectoniques, la continuité des arcs vers une percée lumineuse qui feint d'éliminer le mur de l'église sont autant d'éléments qui laissent apparaître une juste appréhension de l'architecture gothique.
      
    De la même église, Atget photographie les arcs-boutants à l'extérieur. Par une fine analyse des structures, il créé une équivalence entre les arcs-boutants, la perspective et l'élévation du collatéral. Les arcs-boutants qui, par leur fonction, renvoient à l'espace interne de l'église trouvent ici une force évocatrice et métaphorique.
    C'est donc avec une certaine compréhension du volume qu'Atget photographie ces monuments. En cela, il réussit ce que les photographes du XIXe siècle, trop occupés à inventorier le patrimoine monumental, n'avaient pas intégré : l'espace interne de l'architecture.
      
      
    sources
      
      
      
      
     
     
     
     
     
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    Qui est Eugène Atget (1857-1927) ?
    par Jean-Marie Baldner

     

    Atget, une biographie impossible ?

    On connaît très peu de choses de la vie d’Eugène Atget. Il est né à Libourne le 12 février 1857. Certaines sources laissent penser qu’il a été marin.
      
    En 1879, il entre au Conservatoire national de musique et de déclamation, tout en faisant parallèlement son service militaire. En 1882 il devient directeur d’un hebdomadaire humoristique Le Flâneur.
      
    Il joue dans diverses pièces de théâtre. Au bout de quelques années il abandonne le théâtre, mais continue à s’y intéresser, comme le montrent les photographies de sa bibliothèque et les conférences sur le théâtre qu’il donne jusqu’en 1913.
     
      
     
    Quelques citations permettent d’approcher Eugène Atget, mais nous connaissons aussi un peu ses conditions de vie à travers plusieurs photographies dans lesquelles il montre son appartement sous des titres divers, le présentant alternativement comme l’intérieur d’un artiste dramatique, d’un ouvrier, d’un collectionneur.
     
     

    Il débute la photographie en 1888 et, vers 1890, commence à réaliser en autodidacte des documents photographiques pour les artistes. Il photographie d’abord des paysages et des végétaux.
     
    Dans une annonce en 1892, il décrit ainsi son travail : "Paysages, animaux, fleurs, monuments, documents, premiers plans pour artistes, reproductions de tableaux, déplacements. Collection n'étant pas dans le commerce."
     
     
     
    Puis vers 1897-1898, à l’époque où est créée la Commission du Vieux Paris, il entreprend de photographier systématiquement les quartiers anciens de Paris appelés à disparaître ainsi que les petits métiers condamnés par l’essor des grands magasins.
      
      
      
    À partir de 1901 il réalise des gros plans d’éléments décoratifs (détails de fer forgés sur les façades, heurtoirs de portes, balustrades d’escaliers…). Il vend ses photographies à différentes institutions publiques comme le musée Carnavalet, la Bibliothèque historique de la ville de Paris, la Commission municipale du vieux Paris… Il photographie aussi les parcs et les monuments, les rues pittoresques de différents lieux de banlieue autour de Paris et de quelques villes françaises.
      
    À partir de 1910, il regroupe les séries en sous-séries et en albums pour présenter ses photographies et, en 1920, dans une lettre à Paul Léon, estime que sa collection documentaire couvre tout le vieux Paris. À la fin de sa vie, il réalise des photographies de parcs et de vitrines avec des reflets qui le rendront célèbre auprès des surréalistes. Man Ray publie anonymement trois de ses photographies dans le numéro 7 de La Révolution surréaliste en 1926. À sa mort en 1927, Bérénice Abbott achète photographies, albums, répertoire et négatifs qu’elle prête pour des expositions et des livres. En 1968, elle vend sa collection au Museum of Modern Art de New York.
     
     
     
    Eugène Atget conçoit sa collection en séries :
    - Paysages et documents. La série est divisée en plusieurs sous-séries : Vues et plantes, Animaux, Animaux de ferme, Rouen, Documents.
    - Vieille France. La série comporte des vues prises dans différentes villes de France.
    - Costumes et Arts religieux. La série est constituée de reproduction de gravures, extraites notamment du fonds Gaignères.
    - Paris pittoresque. La série réalisée à partir de 1898, est interrompue est reprise vers 1910.
    - L’art dans le Vieux Paris. La série, commencée en 1898, et terminée en 1927, à la mort du photographe, comprend aussi bien des églises, des façades, des porches, des portes, des cours et des escaliers que des éléments décoratifs.
    - Environs. La série est commencée en 1901. À partir de 1902 Atget suit les traces de Corot et photographie les lieux traversés par le peintre. À partir de 1922, il se concentre sur le nord et l’est de Paris.
    - La Topographie du Vieux Paris. Dans cette série réalisée entre 1906 et 1915, Atget photographie les rues du vieux Paris systématiquement arrondissement par arrondissement.
    - Intérieurs parisiens.
    - Plusieurs séries traitent majoritairement des parcs et jardins : Les Tuileries, Sceaux, Saint-Cloud, Versailles, Les parcs parisiens.
     
     
    À partir de ces séries, Atget confectionne des albums destinés à la vente. Ces albums sont constitués de feuilles de papier pliées puis brochées, comportant des fentes taillées en biais dans lesquelles Eugène Atget glisse des tirages de 22 x 18 cm.
    La collection du département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France comprend "plus de 4 000 épreuves positives réparties en :
    - 6 albums thématiques constitués et titrés par Atget lui-même (360 images) :
      
     

    - 3 albums thématiques constitués par le département des Estampes et de la Photographie (268 images) : Métiers, boutiques et étalages de Paris (1898-1911), Vie et petits métiers à Paris (1898-1900), Documents pour l'histoire du vieux Paris.
    Les épreuves topographiques de Paris (et une partie de sa banlieue), classées globalement par arrondissement et par quartier (env. 3 200 épreuves)".
     
     
     
     
     
    Eugène Atget
    Enseigne de l'Homme de la Roche de Lyon, 2 rue des Petits-Champs 1908

    La technique

    La technique archaïque d'Eugène Atget est l'une des caractéristiques de son œuvre. Le photographe en effet se servait d'une chambre noire en bois de format 18 x 24 pourvue d'un objectif rectilinéaire qui ne se distinguait pas beaucoup des appareils utilisés quelques décennies plus tôt. Cela est d'autant plus étonnant que, dès les années 1900, il était tout à fait envisageable d'acquérir un matériel plus sophistiqué, léger et maniable.
     
    Le poids de son matériel, la longueur des temps de pose nécessaire à l'enregistrement obligeaient le photographe à travailler avec un pied, ce qui déterminait directement son mode de prise de vue. Techniquement, il lui était impossible de faire des instantanés, c'est-à-dire des photographies prises sur le vif du sujet. Les négatifs qu'il plaçait au dos de sa chambre noire étaient en verre, donc lourds et fragiles. Malgré tous ces inconvénients, Atget obtenait des négatifs d'une très grande qualité.
     
    À partir de ses négatifs en verre, Atget réalisait des tirages sur du papier albuminé. Il obtenait ses épreuves par contact direct à l'aide de châssis-presses qu'il exposait à la lumière naturelle. Une fois l'exposition terminée, il révélait ses épreuves et virait ses tirages à l'or. Ce procédé avait la particularité de donner aux épreuves des tons très chauds. Vers la fin de sa vie, Atget a utilisé des papiers à l'“arrow-root” (papiers salés à l'amidon) ainsi que des papiers au gélatino-chlorure d'argent.
     
     
     
     

     
    Eugène Atget
     
    Au Tambour, 63 quai de la Tournelle

    Le système des séries

    Immense, l'œuvre d'Atget n'est pas une simple succession de photographies prises les unes après les autres. Son travail est organisé et structuré par un système de séries, de sous-séries et groupes mis à jour par Maria Morris Hambourg. Cette organisation procède directement du classement qu'Atget avait choisi pour ses albums dits de “références” tels Référence n° 2, Saint-Cloud ou encore Vieux Paris, Référence n° 8.
      
    Les photographies d'Atget sont classées selon des numéros gravés sur les négatifs et parfois inscrits au dos des épreuves. Les séries regroupent Art dans le vieux Paris, Art dans les environs, Paysages et documents, Paris pittoresque, la Topographie ; les sous-séries, Les Intérieurs, les Parcs parisiens, Sceaux, Saint-Cloud, les Tuileries, Versailles, les Costumes et art religieux ; les groupes, Vieille France, Les Voitures et La Zone.
    À l'intérieur de cette distribution viennent s'ajouter les albums construits sur un projet d'édition et dans lesquels prédomine une cohérence thématique. Ce classement est donc basé sur une distinction de sujets et non, comme d'autres photographes ont pu le faire, sur une distinction de dates ou encore de lieux. Ce système parfois un peu complexe permet cependant de comprendre la manière dont Atget envisageait son travail comme un projet global.

    Eugène Atget
    Boutique Empire, 21 rue du Faubourg-Saint-Honoré 1902
     

      

    La tradition de l'inventaire des monuments historiques

    L'œuvre d'Atget consacrée au vieux Paris participe directement d'une tradition de l'inventaire des monuments héritée de la Révolution française. Après les nombreux actes de vandalisme dirigés contre les monuments qui évoquaient l'Ancien Régime, les révolutionnaires se sont en effet préoccupés d'un passé qu'il fallait se réapproprier pour asseoir le nouveau pouvoir.
      
    De la création le 13 octobre 1790 d'une Commission des monuments jusqu'au décret conservateur du 3 brumaire an II (24 octobre 1793), des dispositions furent mises en place pour sauver ce qui restait du patrimoine national. Cependant, si la transmission du patrimoine de l'Antiquité s'intégrait naturellement au sein d'une identité révolutionnaire qui se réclamait de la démocratie athénienne, les monuments des “siècles obscurs” du Moyen Âge posaient davantage de problèmes.
     
      
    Seules quelques initiatives isolées attribuaient aux monuments de cette période une valeur historique et artistique. Ainsi, par exemple, en publiant un recueil de gravures représentant des monuments dignes de protection, Aubin Louis Millin entendait “enlever à la faux destructrice du temps” une partie des biens confisqués à l'Église.
    Il faudra attendre la nomination par Guizot d'un inspecteur des Monuments historiques en 1830 puis la création de la première Commission des Monuments historiques en 1837 pour apercevoir les premiers signes d'une institutionnalisation visant à la protection des monuments historiques en France.

     

     

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     EUGENE ATGET 1890

     La vie d'Eugène Atget
    par Guillaume Le Gall

     

    Atget et le théâtre

    Issu d'une famille modeste (son père était carrossier), Jean Eugène Auguste Atget est né à Libourne le 12 février 1857. Après avoir été élevé par ses grands-parents à Bordeaux, il s'engage comme marin sur des bateaux de commerce. Il s'installe en 1878 à Paris dans l'espoir devenir acteur au Conservatoire national de musique et d'art dramatique. Après un premier échec, il entre en 1879 dans la classe d'Edmond Got, célèbre comédien à la Comédie-Française.
      
    Mais, très vite, ses obligations militaires l’empêchent de mener à bien ses études et, en 1881, il se fait définitivement exclure du cours. Il engage alors une carrière d'acteur ambulant jusqu’en 1887, date à laquelle une affection à la gorge l'oblige à abandonner le théâtre. Un an après ses déboires, Atget se consacre simultanément à la peinture et à la photographie. Il choisit finalement de commencer une carrière de photographe professionnel en 1890.
     
      
    En marge de son nouveau métier, Atget continue de s’intéresser au théâtre. Il se déclare en effet lui-même “artiste dramatique” jusqu’en 1912, date à laquelle il prend le titre d’“auteur-éditeur d’un recueil photographique du vieux Paris”. Enfin, de 1904 à 1913, parallèlement à son activité de photographe, il donne des conférences sur le théâtre dans les universités populaires, à la Maison du peuple, à la Coopérative socialiste et à l’École des hautes études en sciences sociales. Du théâtre, Atget garda un goût prononcé qu’il traduisit sur ses photographies par de constantes analogies entre les deux activités. Sa carrière théâtrale fut donc courte, mais prolongée, en quelque sorte, sous des formes diverses.
     

     

    Les débuts de la photographie (1890- 1910)

    Eugène Atget commence la photographie dans la Somme aux alentours de l'année 1888. Dès 1890, il revient à Paris où il s'installe comme photographe professionnel voulant, d'après l'inscription sur sa porte (au 5, rue de la Pitié), produire des “Documents pour artistes”. Une annonce à caractère commercial datée du mois de février 1892 décrit son travail en ces termes : “Paysages, animaux, fleurs, monuments, documents, premiers plans pour artistes, reproductions de tableaux, déplacements. Collection n'étant pas dans le commerce.”
     
      
     
    Eugène Atget
     
      
     
      
    Dès 1897, à une époque où la sauvegarde du vieux Paris devient une cause défendue par un nombre croissant d’historiens et gens de lettres, Atget commence à photographier les quartiers anciens de la capitale. Il entreprend aussi de décrire la vie quotidienne de ces quartiers et, en particulier, de représenter les petits métiers condamnés par le nouveau développement du commerce des grands magasins.
     
     
     
     
    Eugène Atget
    Un pique-nique en famille à la porte d'Arcueil. Juin 1899
      
      
    Habitué à produire des premiers plans qu'il exécute pour les artistes peintres et dessinateurs, Atget s'attarde à partir de 1901 sur des détails décoratifs de l'architecture ancienne, tels les heurtoirs de portes, des pièces forgées ou encore des éléments sculpturaux qu'il regroupera dans une série intitulée Art dans le vieux Paris.
      
     
     
     
    Eugène Atget
    Escalier. Hôtel de Bauffrémont, 87 rue de Grenelle 1901
     
     
    Après quelques succès commerciaux (il commence à vendre aux institutions publiques dès 1898), Atget va développer son travail sur les cours, les escaliers, les églises et les hôtels particuliers, bref, tout ce qui à ses yeux présente un intérêt artistique et historique dans Paris. Le photographe élargit aussi son champ d’investigation aux environs de Paris comme Versailles, Sceaux, Saint-Cloud et la banlieue proche.
     
     
     

    La maturité (1910- 1927)

    À partir de l'année 1910, Atget envisage son travail d'une manière plus construite et afin de donner un sens général à son œuvre déjà bien avancée. Dans ce but, il commence à regrouper des séries ou sous-séries sous la forme d'albums de confection artisanale (L'Art dans le vieux Paris, Intérieurs parisiens, La Voiture à Paris, Métiers, boutiques et étalages de Paris, Enseignes et vieilles boutiques de Paris, Zoniers, Fortifications). En pratique, ces albums lui permettaient de présenter son travail à ses clients.
      
     
     
    Eugène Atget 1910
    Intérieur de M. R., artiste dramatique, rue Vavin
    (Il s'agit en fait du propre intérieur d'Atget qui donne un titre faux pour brouiller les pistes.)
     
     
    Ceux-ci choisissaient des épreuves que le photographe remplaçait au fur et à mesure des ventes. Au-delà de l'aspect fonctionnel, Atget espérait éditer ces albums comme les primitifs de la photographie l'avaient déjà fait avant lui. Atget se définissait d'ailleurs lui-même comme un “auteur-éditeur d'un recueil photographique du vieux Paris”. Ses projets d'édition ne verront jamais le jour, mais L'Art dans le vieux Paris est, à ce titre, un exemple accompli en matière de mise en page.
       
      
      
     
    Eugène Atget
     
    Petit intérieur d'un artiste dramatique : M. R., rue Vavin
    (Il s'agit en fait du propre intérieur d'Atget, 17bis rue Campagne-Première, qui donne un titre faux pour brouiller les pistes.) 1910
      
     
    Quand la guerre éclate en 1914, Atget ne prend presque plus de photographies et consacre son temps à l'organisation et au classement de son œuvre. En 1920, se voyant vieillir, il s'inquiète du sort de son immense production (plus de huit mille clichés à la fin de sa vie) et engage une démarche auprès de Paul Léon, directeur des Beaux-Arts en lui proposant l'achat de sa collection sur L'Art dans le vieux Paris et Le Paris pittoresque (2 621 négatifs). Il écrit :
     
    “Marchant vers l'âge, c'est-à-dire vers 70 ans, n'ayant après moi ni héritier, ni successeur, je suis inquiet et tourmenté sur l'avenir de cette belle collection de clichés qui peut tomber dans des mains n'en connaissant pas la valeur et finalement disparaître, sans profits pour personne.”
     
    Durant la dernière période de sa vie, Atget photographie peu, mais développe avec ses séries des parcs et des vitrines un style tout à fait original.

     

      

    Intérieur du Photographe

      

     SOURCES - superbe blog

    http://expositions.bnf.fr/atget/arret/02.htm

      

     

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  •  SOURCES

     http://www.lemaze-studio.com/cgi-bin/webdata_pro.pl?_cgifunction=search&_

    layout=canvas&products.canvas=yes&products.artist3=Atget,%20Eugene

     


     
    A Gentleman and Lady Dressed as a Shepherd and Shepherdess
    EUGENE ATGET
    24 x 32

     
    Alphabetic Quilt Top Pieced and Appliqued Calico 1896
    EUGENE ATGET
    24 x 32

     
    Avenue De L'Observatoire 1926
    EUGENE ATGET
    32 x 24

     
    Bedroom of a Female Worker Rue de Belleville Paris 1910
    EUGENE ATGET
    18 x 24

     
    Entrance of a Brothel in Paris 106 Rue De Suffren circa 1900
    EUGENE ATGET
    24 x 18

     
    Fine and Rare Teapot Peter Young New York 1775-1785 or Albany 1785-1795
    EUGENE ATGET
    32 x 24

     
    Fontaine de la Reine rue Saint-Denis Paris 1903
    EUGENE ATGET
    18 x 24

     
    George Washington and His Family
    EUGENE ATGET
    32 x 24

     
    Hotel du Grand Veneur in Paris 60 rue de Turenne 1901
    EUGENE ATGET
    18 x 24

     
    Hotel du Grand Veneur in Paris 60 rue de Turenne 1901
    EUGENE ATGET
    18 x 24

     
    Interior of the Home of an Employee in the Louvre Shops Rue St. Jacques Paris 1910
    EUGENE ATGET
    18 x 24

     
    Portrait of Auguste Rodin 1905
    EUGENE ATGET
    24 x 32

     
    Silphium Iaciniatum Kompassplanze 1900-1928
    EUGENE ATGET
    24 x 32

     
    Terra Nova Icebound British Antarctic Expedition Circa 1910
    EUGENE ATGET
    24 x 32

     
    The Cabaret De "L'Enfer" in Paris 53 Boulevard De Clichy circa 1900
    EUGENE ATGET
    18 x 24

     
    The Concert de Trianon in Paris 84 boulevard Rochechouart September 1900
    EUGENE ATGET
    24 x 18

     
    The Moulin Rouge in Paris 1921
    EUGENE ATGET
    18 x 24

     
    The Niagara Bound for Japan
    EUGENE ATGET
    32 x 24

     
    The Wedding: of Gertrude Kasebier O'Malley 1899
    EUGENE ATGET
    24 x 32

     
    View of the Public Gardens and Boston Common from Arlington Street 1866
    EUGENE ATGET
    32 x 24
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  •  

    Paris autrefois - Petits métiers de rue -

    Paris, 1898/1900. Raccommodeur de faïence, (Atget, Eugène) 

     

     

    Paris, 1898/1900. Rémouleur, (Atget, Eugène) 

     

     

     

    Livreur de BLE 

     

     

     Paris, 1898/1900. Rémouleur, (Atget, Eugène)

     

    Cireur de chaussures - Atget Paris 

     

      

    Paris, 1898/1900. Relayeur ou roulier, (Atget, Eugène)

     

     

     

     Paris. 1898/1900. Tailleur de pierre, (Atget, Eugène)

     

     

     

    Paris. 1898/1900. Tailleur de pierre, (Atget, Eugène)

     

     

     

     Paris. 1898/1900. Terrassiers, (Atget, Eugène) 

     

     

     Paris. 1898/1900. Terrassiers, (Atget, Eugène)

     

     

     

     Paris, 1898/1900. Rémouleur, (Atget, Eugène)

     

     

     

     Paris, 1898/1900. Rémouleur, (Atget, Eugène)

      

     

     

     Terrassiers, travaux de l'exposition universelle
    de 1900, (Atget, Eugène). Paris

     

     

     

    Eugène Atget

     

     



    Hôtel d'Albret, 31 rue des Francs-Bpourgeois, 1903

    © Victoria and Albert Museum

     

     

     



    Lampshade seller / Marchand d'abat-jour, rue Lepic, 1900
    © Bibliothèque national de France

     

     

     



    Rue des Chantres, 4th arr., 1923
    © Photothèque des Musées de la Ville de Paris

     

     

    LIVREUR de PANIERS

     

    « Marchand de panier »1899/1900, SZARKOWSKI John et MORRIS HAMBOURG Maria ed. Atget ,Volume IV, Modern Times, London, Gordon Fraser,1995.

     

    dscn9908

     

    « Marchand de panier de fil de fer »1899/1900, SZARKOWSKI John et MORRIS HAMBOURG Maria ed. Atget ,Volume IV, Modern Times, London, Gordon Fraser,1995.

     

    dscn9909

     

    « Marchand abat-jours» 1899/1900, SZARKOWSKI John et MORRIS HAMBOURG Maria ed. Atget Volume IV, Modern Times, London, Gordon Fraser,1995.

     

    dscn9917


     

    « Rémouleur»1899/1900, SZARKOWSKI John et MORRIS HAMBOURG Maria ed. Atget, Volume IV, Modern Times, London, Gordon Fraser,1995

    dscn9920

     

    « Porteuse de pain»1899/1900, SZARKOWSKI John et MORRIS HAMBOURG Maria ed. Atget, Volume IV, Modern Times, London, Gordon Fraser,1995.

     

    dscn9921

    « Mitron»1899/1900, SZARKOWSKI John et MORRIS HAMBOURG Maria ed. Atget, Volume IV, Modern Times, London, Gordon Fraser,1995.


     

    dscn9922

     

    « Untitled, [ Window Washer]»1899/1900, SZARKOWSKI John et MORRIS HAMBOURG Maria ed. Atget, Volume IV, Modern Times, London, Gordon Fraser,1995.

     

    dscn9923

     

    « Untitled,[Ragpicker]»1899/1900, SZARKOWSKI John et MORRIS HAMBOURG Maria ed. Atget, Volume IV, Modern Times, London, Gordon Fraser,1995.

     

     

     

      

      

    Mouleur 1899

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • LIZ FILMS...BIJOUX

     

    On disait d'Elizabeth Taylor qu'elle avait le regard améthyste. Sans doute étaient éparpillées quelques paillettes violettes dans le bleu de ses yeux, détails oubliés par le technicolor.
    A ses débuts la petite Londonienne, dont les parents ont fui la guerre en Europe en 1939, arrive sur les plateaux de cinéma avec un accent british qui ajoute à son charme. Elle n'a que 10 ans, mais cette ravissante fillette va immédiatement séduire le public et n'arrêtera plus de tourner. Elle et Lassie vont conquérir le cœur de l'Amérique puis du reste du monde... Elle vivra toute son existence dans les fastes d'Hollywood et en sera une des plus grandes représentantes à travers le monde avec pas moins de 70 rôles. Son premier salaire qui s'élevait à 200 dollars la semaine pour "There's one born every minute" arrivera à atteindre jusqu‘à 2 millions et demi de dollars pour un film.
    Huit mariages, sept divorces, quatre enfants dont une fille adoptive, toute sa vie privée a été publique et a envahi les pages des journaux et des magazines. Y compris dans ses moments difficiles dépressions, prises de poids, alcoolisme, Liz Taylor intéressait la presse. Elle s'est même laisser filmer lors d'une de ses nombreuses chirurgies esthétiques...
    Passionnée de bijoux, Richard Burton qu'elle a épousé deux fois et avec qui elle défraya la chronique, a dit d'elle "Le seul mot d'italien qu'elle connaisse c'est Bulgari". Le luxe est son quotidien. Sa notoriété est telle que le portrait qu'Andy Warhol a fait d'elle en 1963, a atteint la somme record de 10 millions de dollars à la vente réalisée chez Christie's à Londres en novembre 2007.
    Grande amoureuse elle a aussi entretenu de très grandes amitiés avec des hommes. Avec Michaël Jackson, leur vie hors du commun dès leur plus jeune âge, les aura sans doute rapprochés. Montgomery Clift était parmi ses plus proches amis et ce jusqu'à sa disparition précoce en 1966. Rock Hudson enfin grand ami devant l'éternel, fait partie des premières victimes du Sida en 1985. Elle réagira en créant l'Amfar pour aider ceux qui peuvent encore être sauvés.
    Dans les coulisses hollywoodiennes on souffle les noms d'Angelina Jolie et Catherine Zeta-Jones pour interpréter Liz Taylor dans sa passion pour Richard Burton. Ce pourrait être un bel au-revoir à la star du technicolor, mais ce n'est qu'une rumeur de plus.



    (Z.G)

     

     

     

     

     

    MIKE TODD

    http://www.youtube.com/watch?NR=1&v=QaIJhl1cTzI&feature=endscreen

     

     

    RICHARD BURTON

    http://www.youtube.com/watch?v=fPJEoqH73Qg&feature=related

     

     

    Elizabeth Taylor: "Passion" at Spago's event at Spago in Beverly Hills, California, 1989.

    http://www.youtube.com/watch?v=61uXfo7K9Ls&feature=related

     

     

    ELISABETH

    http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&v=LbwJ8JYumSU&NR=1

     

    BIJOUX ELISABETH

    http://www.youtube.com/watch?v=YTaYoYWqLdg&feature=related

    http://www.youtube.com/watch?v=3Sk_MFedTw0&feature=related

     

     

    Elisabeth Taylor, ses bijoux exposés à New York du 3 au 12 décembre et vendus aux enchères par Christie's le 13 décembre 2011 - 1

    L'extraordinaire collection de bijoux de l'actrice Elizabeth Taylor ouvre ses portes demain à New York jusqu'au 12 décembre 2011. Les plus favorisés ayant déjà acheté leur billet pourront faire l'acquisition d'une des 2000 pièces, à compter du 13 décembre jusqu'au 16 décembre, lors d'une vente aux enchères organisée par Christie's à New York, comme l'a souhaité la star.

    Rassemblés tout au long de sa vie, ces bijoux représentent, essentiellement, des cadeaux de ses sept maris. Elizatbeth Taylor aimait les hommes et ils aimaient la couvrir de bijoux.

     

    Le plus célèbre d'entre eux était Richard Burton avec lequel elle s'est mariée deux fois.

     

    Fou d'amour pour elle, Liz Taylor n'était pas que la Cléopâtre de nos écrans. Elle était sa Reine et rien n'était trop beau ou trop cher pour elle. Aussi, il n'avait pas hésité en 1969 à lui acheter pour 37 000 $ "La Péregrina", perle unique du XVI porté par les reines d'Espagne, d'Angleterre et d'Autriche, estimée entre 2 et 3 millions de dollars.

     

    Mieux, il lui avait offert une bague de diamants de 33.19 carats qu'elle portait quotidiennement, d'une valeur entre 2.5 et 3.5 millions de dollars. Le producteur Mike Todd, pour sa part, lui avait offert une tiare.

     

    Liz Taylor était une grande amatrice de saphirs, émeraudes, rubis et autre diamants jaunes montés en collier, bagues et boucles d'oreilles.

     

    Les ventes de la collection devraient rapporter entre 30 et 50 millions de dollars. A l'instar de son ami Michael Jackson, l'actrice était philanthrope et s'investissait pour de grandes causes. Aussi, l'argent récolté devrait être reversé à la Fondation Elisabeth Taylor pour la Lutte contre le Sida.

     

    Parmi les futurs acheteurs, le footballeur David Beckham a manifesté son intention d'offrir à son épouse Victoria Beckham des diamants d'une valeur de 3.3 millions de dollars, en guise de cadeau de naissance de leur petite Harper Seven. Quand on aime, on ne compte pas

     

     

    À l’affiche d’Hotel International, en 1963, Liz Taylor porte une broche en émeraude et diamants, détournée en bijou de cheveux et assortie à des pendants d’oreilles.

    LIZ FILMS...BIJOUX 

     

    Elisabeth Taylor, ses bijoux exposés à New York du 3 au 12 décembre et vendus aux enchères par Christie's le 13 décembre 2011 - 2 Photo Suivante

    L'extraordinaire collection de bijoux de l'actrice Elizabeth Taylor ouvre ses portes demain à New York jusqu'au 12 décembre 2011. Les plus favorisés ayant déjà acheté leur billet pourront faire l'acquisition d'une des 2000 pièces, à compter du 13 décembre jusqu'au 16 décembre, lors d'une vente aux enchères organisée par Christie's à New York, comme l'a souhaité la star.

    Rassemblés tout au long de sa vie, ces bijoux représentent, essentiellement, des cadeaux de ses sept maris. Elizatbeth Taylor aimait les hommes et ils aimaient la couvrir de bijoux.

    Le plus célèbre d'entre eux était Richard Burton avec lequel elle s'est mariée deux fois.

    Fou d'amour pour elle, Liz Taylor n'était pas que la Cléopâtre de nos écrans. Elle était sa Reine et rien n'était trop beau ou trop cher pour elle. Aussi, il n'avait pas hésité en 1969 à lui acheter pour 37 000 $ "La Péregrina", perle unique du XVI porté par les reines d'Espagne, d'Angleterre et d'Autriche, estimée entre 2 et 3 millions de dollars.

    Mieux, il lui avait offert une bague de diamants de 33.19 carats qu'elle portait quotidiennement, d'une valeur entre 2.5 et 3.5 millions de dollars. Le producteur Mike Todd, pour sa part, lui avait offert une tiare.

    Liz Taylor était une grande amatrice de saphirs, émeraudes, rubis et autre diamants jaunes montés en collier, bagues et boucles d'oreilles.

    Les ventes de la collection devraient rapporter entre 30 et 50 millions de dollars. A l'instar de son ami Michael Jackson, l'actrice était philanthrope et s'investissait pour de grandes causes. Aussi, l'argent récolté devrait être reversé à la Fondation Elisabeth Taylor pour la Lutte contre le Sida.

    Parmi les futurs acheteurs, le footballeur David Beckham a manifesté son intention d'offrir à son épouse Victoria Beckham des diamants d'une valeur de 3.3 millions de dollars, en guise de cadeau de naissance de leur petite Harper Seven. Quand on aime, on ne compte pas

    Elisabeth Taylor, ses bijoux exposés à New York du 3 au 12 décembre et vendus aux enchères par Christie's le 13 décembre 2011 - 3

     

     

     

    Elisabeth Taylor, ses bijoux exposés à New York du 3 au 12 décembre et vendus aux enchères par Christie's le 13 décembre 2011 - 4

     

     

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    Elisabeth Taylor, ses bijoux exposés à New York du 3 au 12 décembre et vendus aux enchères par Christie's le 13 décembre 2011 - 6

     

     

    Elisabeth Taylor, ses bijoux exposés à New York du 3 au 12 décembre et vendus aux enchères par Christie's le 13 décembre 2011 - 7

     

     

     

    Elisabeth Taylor, ses bijoux exposés à New York du 3 au 12 décembre et vendus aux enchères par Christie's le 13 décembre 2011 - 8

     

     

     

    Elisabeth Taylor, ses bijoux exposés à New York du 3 au 12 décembre et vendus aux enchères par Christie's le 13 décembre 2011 - 9

     

     

     

     

    Elisabeth Taylor, ses bijoux exposés à New York du 3 au 12 décembre et vendus aux enchères par Christie's le 13 décembre 2011 - 10

     

     

    Elizabeth Taylor en 1953 dans le film

     

     

    Elizabeth Taylor en 1949

     

     

    Portrait d'Elizabeth Taylor en 1963

     

     

     

     

     

     

    «L’unique mot d’italien que Liz connaisse est Bulgari», disait Richard Burton de celle qui fut deux fois son épouse. L’acteur y avait contribué pour beaucoup. La plupart des bijoux que Christie’s mettra en vente le 13 décembre constituent de ses cadeaux à Elizabeth Taylor, morte le 23 mars dernier. Il y a là le contenu d’un coffre-fort. Le premier soir, la multinationale pourra se concentrer sur «les 80 bijoux les plus emblématiques.» Le lendemain 14 décembre, elle dispersera le reste: 189 pièces.

    Les colliers, les bagues et les bracelets, et même un diadème (offert lui par Mike Todd, le troisième époux) sont bien connus. Liz les a arborés au temps de sa splendeur, dans les années 1950, 1960 et 1970. Les prix n’étaient alors pas deux d’aujourd’hui. Mais il faut dire que 1000?dollars constituaient encore une somme en 1970. Il n’aura ainsi fallu que 37?000?dollars pour que Burton puisse acquérir la Peregrina, l’une des perles les plus célèbres du monde pour avoir appartenu (entre autres) à Mary Tudor et à Anne d’Autriche. Christie’s en espère aujourd’hui entre 2 et 3 millions de dollars, alors que nous sommes en pleine crise. L’ensemble de la vente devrait rapporter plus de 30 millions.

    Un faible pour Bulgari

    Il y aurait bien d’autres parures à signaler. La plus minérale reste sans doute le diamant de 33 carats 19 monté en bague, offert à l’actrice en mai 68, pour des raisons bien évidemment extérieures aux affaires politiques. Une bagatelle aujourd’hui proposée entre 2,5 et 3,5 millions de dollars. Rappelons pour la petite histoire (l’anecdote figure dans une biographie non autorisée) que Liz l’a un jour perdue. La police avait été appelée d’urgence. Le bijou avait été retrouvé sur la cuvette des WC. La star aux yeux violets avait oublié qu’elle l’avait enlevée pour se laver les mains…

    Les parures de Liz, qu’elle avait presque tous conservées jusqu’à la fin (rappelons qu’elle est morte à 79?ans), ont commencé à voyager depuis plus d’un an. Encore de ce monde, la comédienne avait prêté ses Bulgari à la méga exposition sur le joaillier proposée au Grand Palais de Paris. Cette fois-ci, ils accompliront une tournée promotionnelle digne d’une superstar.

    La maison déjà en vente

    Les 15 et 16 septembre, ils seront ainsi à Moscou, histoire d’aguicher les femmes d’oligarques. Du 14 au 26 septembre, les joyaux se trouveront à Londres, où tout milliardaire se doit d’entretenir un pied à terre. Ils passeront à Los Angeles du 13 au 16 octobre. Puis ce sera Genève qui les accueillera les 11 et 12 novembre, avant Paris (16-17 novembre) et Hongkong (24-27 novembre) Tout finira par dix jours d’exposition à New York. Christie’s mettra ici le paquet. Il y aura des accessoires de mode et des objets personnels ayant appartenu à Liz.

    Il faut dire que la maison où la comédienne a passé ses trente dernières années s’est vue prestement vidée. Elle s’est retrouvée sur le marché immobilier dès mai 2011 grâce à Christopher Wilding, le fils qu’elle avait eu de son second mari l’acteur anglais Michael Wilding.

     

    « Combien de jeunes femmes obtiennent une parure en rubis juste pour faire des longueurs dans une piscine ? Ou une bague en diamants après avoir gagné un match de ping-pong contre leur mari ? Eh bien moi, oui. » Faut-il vraiment plus que cette citation, extraite de son livre My Love Affair With Jewellery (1), pour résumer le culte que vouait Liz Taylor aux bijoux ?


    Sa passion pour la joaillerie fut au centre de sa vie… et de ses pérégrinations amoureuses. Richard Burton et Mike Todd, pour ne citer que deux de ses sept maris, le savaient bien. Le premier lui offrit le fameux diamant Krupp, de plus de 33 carats et la Peregrina Pearl, merveille de 50 carats qui avait appartenu à Marie Ire d’Angleterre. Et, bien évidemment, le diamant taillé en poire de 69,42 carats, qu’il s’empressa de rebaptiser Taylor-Burton lorsqu’il l’emporta au nez et à la barbe de Cartier lors d’une vente aux enchères pour l’offrir à sa belle. Celle-ci le revendit neuf ans après leur divorce pour financer la construction d’un hôpital au Botswana. C’est aussi grâce à cette passion dévorante que Mike Todd, producteur de cinéma, parvint à faire monter les marches de Cannes à une Liz en larmes quelques heures plus tôt. Son coiffeur venait de rater sa coupe de cheveux. Pour camoufler les dégâts, Todd fila ventre à terre chez Cartier acheter une tiare en diamants.



    Accro aux bijoux, Liz Taylor contribua à mettre les savoir-faire des joailliers dans la lumière. Incapable de se séparer de ses merveilles sur les plateaux, elle se débrouilla souvent pour les introduire au générique de ses films (Hotel International, Boom, Noces de cendre…) : « Un des grands avantages de tourner Cléopâtre à Rome était (…) le délicieux magasin Bulgari. L’après-midi, je rendais souvent visite à Gianni Bulgari et nous nous racontions toutes sortes d’histoires », expliquait-elle à la sortie du film, en 1963. Ironique, Burton répliquait d’ailleurs que « le seul mot d’italien qu’Elizabeth connaisse est Bulgari ».



    Une maison dans laquelle l’actrice s’offrit, entre autres, un incroyable collier en platine serti d’émeraudes et de diamants (qu’elle portera encore lors de la remise des Oscars, en 1993), un bracelet serpent en or jaune et pavage de diamants. Van Cleef & Arpels, Harry Winston et bien d’autres ouvrirent aussi leurs coffres-forts à la femme aux yeux mauves.


    Finalement, Elizabeth Taylor dessinera elle-même quelques pièces, ouvrira, en décembre 2009, sa propre bijouterie à Los Angeles et, très logiquement, s’inspirera de ses amours scintillants pour ses parfums White Diamonds et Black Pearls. « Il n’y a pas que l’argent dans la vie, il y a aussi les fourrures et les bijoux », disait-elle. La preuve semble faite.

     

     

     

     

    Il fallait s'en douter. Ce n'était qu'une question de temps avant que les biens de la célèbre Liz Taylor ne soient vendus aux enchères. Décédée le 23 mars dernier, l'actrice a laissé derrière elle des bijoux, des tenues et des objets d'art hors de prix…

    Si vous n'avez pas pu vous rendre à l'exposition Bulgari qui se déroulait au Grand Palais à Paris en décembre et janvier dernier, alors vous faites partie des malchanceux qui n'admireront jamais les plus beaux bijoux d'Elizabeth Taylor. Ses plus belles parures, qu'elles viennent de la maison Bulgari ou autre, qu'elles lui aient été offertes par Richard Burton ou pas, vont être vendues lors d'une vente aux enchères organisée par Christie's. Les plus belles robes de la star ainsi que plusieurs œuvres d'art qu'elle avait collectionnées seront aussi en vente.

    La maison Christie's qui avait déjà collaboré avec l'actrice s'est dite "honorée qu'on lui ait confié la collection de cette artiste à la renommée internationale, une légende du cinéma qui s'est occupée de causes humanitaires et a en outre été une référence en matière de bon goût". La sélection d'objets n'a pas encore été dévoilée, tout comme les dates de mises en ventes.

     

     

     

     

    Les bijoux de Liz Taylor aux enchères  

     

    Les bijoux de Liz Taylor aux enchères  

     

     

     Les bijoux de Liz Taylor aux enchères

     

     

     

    Les bijoux de Liz Taylor aux enchères

     

     

    Les bijoux de Liz Taylor aux enchères

     

     

     

     

    Les bijoux de Liz Taylor aux enchères

     

     

     

    Les bijoux de Liz Taylor aux enchères

     

     

    Les bijoux de Liz Taylor aux enchères

     

     

    Les bijoux de Liz Taylor aux enchères

     

     

     

    Les bijoux de Liz Taylor aux enchères

     

     

    NEW YORK — Dans une salle des ventes bondée, cette soirée du 14 décembre chez Christie’s, une foule d’enchérisseurs ont fait pleuvoir les dollars, lors de la première vague de vente de la « Collection Elizabeth Taylor », qui a atteint 115 932 000 dollars (89 103 778 euros), en dépassant follement les chiffres attendus entre 16 et 23 millions de dollars (12,3 et 17,7 millions d’euros). L’ensemble des 80 lots proposés ont été vendus, au cour d’une « vente gants blancs », ce genre d’événement rare ne souffrant aucunement des affres du marché. Il s’agit également de la vente de bijoux exclusifs la plus chère jamais effectuée. Elle constitue un record pour la vente des bijoux d’une seule personne.

    Vingt-quatre de ces 80 pièces de joaillerie, obsessionnellement collectionnées par la légende de l’écran, ou offerts comme autant de jetons bling bling par une cour d’hommes riches ou célèbres, ont franchi le cap du million de dollars (768 590 euros). Parmi les ornements de haut vol, six ont totalisé plus de 5 millions de dollars (3,8 millions d’eurps), constituant au moins trois records dans la foulée.

    Le lot le plus impressionnant, du moins du point de vue du spectateur, c’était peut-être la somptueuse Peregrina, une perle naturelle en forme de poire du XVIème siècle, provenant de la famille royale espagnole, montée sur collier par Cartier en 1972, et accompagnée de diamants, de rubis et de perles de culture. Vendue à un enchérisseur téléphonique pour 11,8 millions de dollars (9 millions d’euros, est. - 3 millions) elle a constitué un record de vente sans précédent pour un bijou intégrant une perle. Dès le début de la vente, il est devenu évident que la combinaison de la célébrité de Taylor avec la machine marketing Christie’s allait créer une parfaite tempête d’enchères, pour des collectionneurs-compétiteurs déchaînés.

    Bien que la soirée soit consacrée aux bijoux et non pas aux peintures, un certain nombre de collectionneurs d'art contemporain d’envergure étaient présents dans la foule. On pouvait notamment repérer les spécialistes de Warhol, Peter Brant et Alberto Mugrabi, le gourou des affaires Glenn Fuhrman, ainsi que le marchand d’art international Ezra Nahmad.

    Mugrabi, un incontournable de l'arène des enchères contemporaines, officiant tour à tour comme acheteur ou vendeur, s’est fait devancer lors de cette soirée, se retrouvant dans la position du sous-enchérisseur pour un bracelet à breloques en or étincelant, couvert de plusieurs pierres. Parmi ces fameuse breloques, on trouvait un scorpion pendentif ou encore des cœurs en émail rouge – le tout partant au prix de 194 500 dollars (149 500 euros, est 000 - 20 000). Coincé alors qu’il sortait de la salle avec sa petite amie, au milieu de ces enchères marathon (4 heures), Mugrabi a confié : « Je me suis dit que c’était fou ! J’ai essayé mais je n’ai pas réussi à l’emporter. Les gens aiment Elizabeth Taylor ».

    Il aurait dû le savoir, lui dont la famille a mis en vente une peinture de Warhol – The Men in her Life (1962) – représentant une Liz en noir et blanc, assistant à une course en compagnie de son troisième mari, Michael Todd, et passant devant Eddie Fisher (son futur quatrième mari) et Debbie Reynolds. L’œuvre s’est vendue en mai 2010 chez Phillips de Pury, lors d’enchères « Carte Blanche », pour totaliser 63,4 millions de dollars.

    Lorsqu’on le lui a rappelé, Mugrabi a constaté : « C’est bien moins cher que ce qui est en train de se vendre ici ».

    Les estimations, jaugeant généralement la somme que devrait atteindre un objet, étaient considérablement dépassées, et les lots ont atteint par dix fois des sommes supérieures à celles prévues par la maison. Nulle doute qu’il s’agissait là d’une tactique de Christie’s pour attirer les enchérisseurs avec une estimation basse, comme si la maison d’enchères ignorait que les bijoux avaient appartenus à une personnalité qui n’avaient rien d’ordinaire.

    Cela ne semblait pas déranger l’une des enchérisseuses, assise près de l’allée centrale, accompagnée de plusieurs grands sacs à main, et d’un manteau de fourrure occupant le siège voisin. Cette enchérisseuse non identifiée s’est lancée dans une lutte féroce pour un collier en ivoire et or, que Taylor avait hérité de la costumière légendaire Edith Head. La pièce a totalisé 314 500 dollars (241 250 euros).

    Le bijou était composé de 13 laissez-passer d'opéra circulaires en ivoire, gravés du nom de l'opéra, des détails du placement, du nom du détenteur du billet, ainsi que des dates des XVIIIème et XIXème siècles.

    « Je suis une fan d'opéra», a déclaré l’élégante enchérisseuse qui refusait de décliner son identité. Consentant à révéler qu’elle habitait New York, elle a ajouté : « C’est mon tout premier bijou d’Elizabeth Taylor, et c'est très excitant. J'ai toujours adoré Elizabeth Taylor et il me semblait tout à fait approprié » de l’acheter. Quand on lui a demandé le nom de son film préféré, elle a immédiatement répondu : National Velvet.

    Christie's n'a pas hésité à faire jouer l'héritage cinématographique de Taylor, en projetant un court film, dans le style des hommages pratiqués aux Oscars, juste avant les enchères. On y voyait des extraits de ses meilleurs films, tels que Géant, Un chatte sur un toit brûlant, ou encore La Vénus au vison.

    Mieux que ça, il y a avait une vidéo maison, montrant Taylor en maillot de bain blanc au bord de la piscine, enchérissant par téléphone pour une babiole connue sous le nom de « Broche en Diamant du Prince de Galles ». Cette broche avait été portée par la Duchesse de Windsor, et avait été mise aux enchères chez Sotheby’s Genève, en 1987. Dans la vidéo, entourée de ses amis, Liz plaisantait au sujet du prix du bijou, qu’elle devrait sans doute payer dix fois son estimation. Elle avait fini par l’obtenir pour 566 000 dollars. Lors de cette soirée d’enchères, le bijou a été vendu à nouveau, pour 1 314 500 dollars (1 010 275 euros, est. 0 000 - 800 000).

Les bijoux identifiés comme des dons de Richard Burton, le grand acteur gallois disparu, qui avait été le cinquième mari de Taylor, se sont particulièrement bien vendus. L’acteur avait tourné aux côtés la sirène des écrans, dans des films tels que Cléopâtre, ou Qui a peur de Virginia Woolf ?

    Un collier Bulgari, d'émeraudes et diamants montés sur platine, offert à Taylor à l'occasion de leur premier mariage, en 1964 à Montréal, a totalisé 6 130 500 dollars (4 711 538 euros) Une broche à pendentif Bulgari de 1958, sertie d’émeraudes et de diamants, offerte à l'actrice pour leurs fiançailles de 1962, est partie pour 6 578 500 dollars (5 055 844 euros).

    Un bijou offert par Michael Jackson - une bague en diamant et saphir, avec un diamant en forme de poire, pesant près de 17 carats – s’est vendu par téléphone, pour 722 500 dollars (555 257 euros).

    Mais ce prix paraissait bien bas en comparaison du lot final, un autre cadeau de Burton, le « Diamant Elizabeth Taylor » - un diamant de 33 carats monté sur une bague en platine, qui s’est envolé à 8 818 500 dollars (6 777 216 euros, est. ,5 - 3,5 millions).

    Dans une carte postale de 1968, écrite de Hollande à ses parents, Liz s’était exclamé : «avez-vous lu dans la presse au sujet de ma bague ? Elle est fabuleuse ! »

    Conformément à l'engagement de longue date de Taylor pour des causes charitables, une partie des bénéfices de la vente de publications liées à cet événement d’enchères, ainsi que les fonds levés par l’exposition des bijoux (pour laquelle 26 000 visiteurs ont déboursé 30 dollars, ou 23 euros d’entrée) - sera reversée à la célèbre Elizabeth Taylor AIDS Foundation.

     

    Liz Taylor, la star aux mille carats

    Richard Burton et Elizabeth Taylor dans sa robe jaune soleil et… une énorme broche en diamants et émeraude centrale de plus de 18 carats. Un cadeau de fiançailles que l’acteur offrit à Liz en 1962. Le jour de leur mariage, elle refusera d’ailleurs de porter un autre bijou.

     

     

    Liz Taylor, la star aux mille carats

     Sur le tournage de Cléopâtre, à Rome, Liz ne se sépare jamais de ses bijoux, qu’elle shoppe avidement chez Bulgari, installé à quelques pas des plateaux de cinéma. Son bracelet serpent est là pour le prouver.

     

    Liz Taylor, la star aux mille carats

    En voici une autre version, qu’elle possédait aussi, tout en or jaune et diamants.

     

     

     

    Liz Taylor, la star aux mille carats

     

    http://madame.lefigaro.fr/style/liz-taylor-star-mille-carats-240311-147582?page=5

     

     

     

     

     

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    Marcus Stone (1840-1921) était un peintre victorien éminent de l'huile et aquarelle, dont les peintures et illustrations étaient très populaires au cours de la fin du XIXe siècle. Un ami de Charles Dickens, il illustre Notre ami commun. Son père Frank Stone (1800-1859) fut aussi peintre, et les deux artistes ont montré leurs œuvres à la Royal Academy.Oeuvres de style romantique, lui a valu une réputation sans égale en Angleterre, et ses oeuvres sont devenues précieuses, très prisées par la Socièté Victorienne.

      

    Marcus STONE

     

     

      

     

    Première oeuvre du peintre...

     

     

    File:Stone Marcus An Appeal for Mercy 1793.jpg

    l'appel... 1793 

     

     

     

    Le départ

     

     

     MARCUS STONE, peintre britannique...( 1840 - 1921 )

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     MARCUS STONE, peintre britannique...( 1840 - 1921 ) 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Olivia

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    File:Stone Marcus A Stolen Kiss.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    File:Summertime Stone.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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